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Le romancier et poète Mohamed Ould Cheikh oublié



Le romancier et poète Mohamed Ould Cheikh oublié
Le romancier et poète d'expression française, Mohamed Ould Cheikh (1906-1938), auteur de plusieurs ouvrages, est oublié.Il n'a toujours pas la place d'honneur et de reconnaissance qui lui revient dans le concert des écrivains algériens reconnus, relèvent de nombreux critiques de la région du Sud-Ouest. L'auteur n'est tiré de l'oubli qu'en de rares occasions lors des rencontres portant sur la littérature, puis retombe dans l'oubli total. Ses proches et ses admirateurs n'ont cessé jusqu'ici de demander sa reconnaissance en donnant son nom à un boulevard, une placette ou un édifice culturel dans le but de perpétuer sa mémoire, en vain. Sa famille crie à l'injustice, une injustice conçue par les gardiens du temple conservateurs qui continuent de triturer la mémoire nationale à leur guise en octroyant sélectivement les brevets de reconnaissance et du nationalisme.Ces gardiens refusent le droit d'entrer au Panthéon des écrivains et nationalistes attitrés, à l'exemple de Mohamed Ould Cheikh, auteur ravi aux siens à l'âge de 32 ans. Myriem dans les palmes, écrit dans les années 1930 et paru aux éditions Plaza d'Oran, est son roman le plus connu. Citons, entre autres, ses premiers ouvrages : Le Bal masqué, Razzia au désert, Crépuscule de l'islam, et aussi des poèmes et des nouvelles. Dans ses romans, l'auteur décrivait l'ambiance de l'époque coloniale, la vie quotidienne des populations urbaines où se côtoyaient plusieurs communautés de confessions musulmane, chrétienne et israélite. Dans les années 1920, il publia Mektoub d'Oran paru dans la revue périodique littéraire Oranie. Grand admirateur de son contemporain, le nationaliste Emir Khaled, petit-fils de l'Emir Abdelkader, Mohamed Ould Cheikh lui consacra une pièce de théâtre : Le Khalifa et Khaled» mise en scène par Mahieddine Bachtarzi en 1937. La pièce a été jouée à Annaba, Mostaganem, Sidi Bel Abbès et Oran puis censurée à partir de 1947.Mohamed Ould Cheikh qui fut le premier écrivain nationaliste dans la région de Béchar aurait pu devenir un écrivain de renommée mondiale s'il n'avait pas été emporté par la maladie à la fleur de l'âge. Son père fut emprisonné durant la guerre de Libération nationale à Béchar et mourut en 1970 à un âge très avancé (105 ans). La récupération des pans entiers de la mémoire nationale, soulignent ces mêmes critiques, ne passe-t-elle pas par la reconnaissance de tous les auteurs algériens francophones et arabophones dans le but de reconstruire une mémoire nationale saine et non pas une mémoire sélective fondée sur l'idéologie de l'ostracisme et l'exclusion qui a prévalu jusqu'ici et fait tant de mal au pays durant plus de 50 ans '


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