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Le rôle de l'Ancc mis à l'index CHANGEMENT CLIMATIQUE



Le rôle de l'Ancc mis à l'index CHANGEMENT CLIMATIQUE
L'Algérie est tenue de prendre connaissance du processus des négociations multilatérales, post-Kyoto, afin d'être au diapason de l'évolution mondiale.Portant sur un thème crucial «Le changement climatique, une problématique mondiale», la fondation Friedrich Naumann pour la liberté (Allemagne) tente de sensibiliser davantage sur le climat. Elle a organisé, jeudi dernier, une formation au profit des journalistes algériens à l'hôtel Hilton d'Alger.
Ferhat Ouerdane, administrateur du projet du changement climatique, n'a pas manqué de souligner que «l'Algérie est tenue de prendre connaissance du processus des négociations multilatérles qui entrent dans les enjeux et les défis mondiaux post-Kyoto», a-t-il précisé, afin d'être au diapason de l'évolution mondiale en termes de changement climatique. S'exprimant lors d'une journée régionale d'information et de vulgarisation sur le même sujet, M.Ouerdane a indiqué que c'est une première rencontre du genre qui va dans le sens de l'amélioration de l'environnement climatique dans le pays. La gestion du projet du changement climatique qui a été mise en oeuvre depuis mars 2013 et qui s'étale jusqu'à 2016, a permis de développer de nouveaux marchés de carbone à l'échelle mondiale. Djamel Echirk, expert, consultant en environnement et développement durable, est revenu succinctement sur l'apparition du phénomène du changement climatique depuis 1972, tout en déplorant la lenteur des négociations qui vont tous dans le sens de la réduction de l'émission des gaz à effet de serre à 2%. «Pour sauvegarder et développer ses intérêts, les USA est le principal pays du monde qui bloque l'évolution des négociations en termes de réduction des gaz à effet de serre», a regretté le conférencier. Passant par les différentes étapes des négociations, à commencer par le premier sommet de Kyoto à Balet (1997-2007) et de Balet à Copenhague (2007-2009), ainsi que le fameux sommet de Copenhague en décembre 2009, qui a été qualifié de ratage historique ou d'échec fondateur, l'ensemble des rencontres se sont soldées par des échecs. Une situation qui préoccupe pourtant les pays vulnérables qui peinent à peser sur les décisions des pays industrialisés et ce, malgré toutes les preuves scientifiques avancées par les experts. Au niveau local, l'Algérie, estiment les conférenciers, possède tout le potentiel nécessaire qui permet de faire face à l'exigence. Mais à condition que les pouvoirs publics concernés mettent en place toutes les compétences et moyens humains et techniques. Interrogé sur l'Agence nationale pour le changement climatique (Ancc), l'expert Djamel Echirk, n'a pas tardé à répondre. «L'Ancc n'a jamais existé pour moi. Ce n'est pas avec les moyens humains et matériels actuels que l'agence prendra en charge une problématique mondiale», a déploré le conférencier rappelant que l'Algérie a été élue à la présidence du Groupe Afrique des changements climatiques depuis la rencontre de Bali en 2012. Le plan Schéma national d'aménagement du territoire (Snat 2030), n'a pas traité la problématique du changement climatique dans sa juste valeur et dimension mondiale, a souligné l'expert Djamel Echirk, qui se dit prêt à apporter son expertise au cas où l'on ferait appel à son expérience. Activant sous l'égide du ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire depuis sa création, l'agence Ancc fonctionne avec des moyens humains et matériel dérisoires.
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