Oran - Revue de Presse

Le Roi Juan Carlos débarque à Ceuta et Melilla Une protestation marocaine molle et de pure forme



Le Roi d'Espagne se rend dans les enclaves de Ceuta et Melilla, le gouvernement espagnol n'y voit qu'une « affaire intérieure ». Rabat proteste mollement. Explications   Le Roi d'Espagne Juan Carlos se rendra lundi dans les enclaves de Ceuta et Melilla au Maroc. Il s'agit de la première visite du Roi d'Espagne depuis son accession au trône en 1975. La dernière visite d'un Roi d'Espagne dans ces territoires marocains remonte à 1927. La presse espagnole applaudit la « fin d'une anomalie » tandis que Rabat a exprimé « son vif rejet et sa nette réprobation » de cette visite royale aux « villes marocaines spoliées de Ceuta et Melilla » quels qu'en soient les « motivations et les objectifs », selon la formule du porte-parole du gouvernement marocain. Le tout nouveau Premier ministre marocain, Abbas El-Fassi a également fait part de son « étonnement », de son « profond regret » et de son refus de cette visite qui est, selon lui, « de nature à influer sur les relations privilégiées existant entre les deux pays amis ». Il « espère qu'il y soit renoncé » indique un communiqué diffusé par l'agence MAP. A l'évidence, ce voeu ne sera pas exaucé, la maison royale espagnole a confirmé, hier, que le monarque espagnol sera lundi et mardi dans les enclaves de Ceuta et Melilla. La veille, le ministère espagnol des Affaires étrangères avait justifié la visite du monarque espagnol en la qualifiant « d'institutionnelle » et en affirmant qu'elle s'intégrait dans un cadre de « politique intérieure». Le Maroc - dont les revendications sont soutenues dans cette affaire par l'union africaine, l'organisation de la conférence islamique et la ligue arabe qui ne reconnaissent pas la souveraineté de l'Espagne sur ces enclaves - semble surtout élever une protestation de «principe» sans conséquence réelle sur l'état des relations bilatérales. A la fin du mois de janvier 2006, le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero avait effectué une visite similaire suscitant les mêmes réprobations marocaines. L'opinion, journal de l'Istiqlal, parti du nouveau Premier ministre marocain, avait dénoncé une visite de Zapatero «regrettable», «arrogante» et «provocatrice et attentatoire aux sentiments des Marocains». Libération, journal de l'USFP l'avait qualifiée « d'inopportune » et qu'elle était de nature à jeter « un coup de froid aux relations entre Rabat et Madrid ». Ce ne fut pas le cas puisque les relations entre Madrid et Rabat n'ont jamais été aussi bonnes en raison du revirement du gouvernement de Zapatero sur la question du Sahara Occidental. CEUTA ET MELILLA CONTRE LE SAHARA OCCIDENTAL ?
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