Oran - A la une

Le rêve africain, une chimère



Maintenant que le délai fixé par la Confédération africaine de football à la FAF a pris fin hier et que l'on connaît l'identité des clubs qui représenteront l'Algérie du football à l'échelle continentale la saison prochaine, il ne reste au Mouloudia d'Oran qu'à se faire une raison d'être passé, encore une fois, à côté de ses objectifs, à l'orée de l'exercice qui tire à sa fin.La politique de la direction en milliards dépensés dans le recrutement de joueurs qui n'ont rien apporté de concret, si ce n'est alourdir incroyablement le poids des dettes, à l'image de Walid Derrardja (270 millions/mois), de Hichem Nekkache (250 millions) ou encore de Hichem Belkaroui (225) et de Boualem Mesmoudi (225) qui n'ont pas terminé la saison, s'est finalement avérée doublement pénalisante. La succession de techniciens à la barre technique de l'équipe première (Bernard Casoni, Omar Belatoui, Kheireddine Madoui puis Abdellatif Bouazza) a, également, installé une certaine discontinuité qui a été fatale à la cohésion du vestiaire et à l'esprit de groupe.
Les problèmes internes et les conflits d'intérêt étaient tels, à l'entame de la phase retour, que le club a fini par s'y perdre, enchaînant sur le terrain les contre-performances à domicile qui ont plombé toutes ses chances d'aller "chercher" une place sur le podium et d'espérer concurrencer la triplette ESS-CRB-JSS pour la course au titre. Et ce n'est, certainement, pas la sortie de route prématurée en Coupe de la Ligue, au stade des quarts de finale, à domicile face à un faible Widad de Tlemcen qui allait redonner du souffle ou rebooster une équipe qui commençait à tirer la langue.
Evoquer un objectif aussi élevé qu'une qualification en Champions League ou en Coupe de la CAF relevait dès lors de la chimère, qui plus est avec un groupe désuni, des joueurs attendant impatiemment leurs salaires, une direction absente et un entraîneur inexpérimenté. Démotivés, pas payés, quasi livrés à eux-mêmes et ne croyant plus en le discours de leur entraîneur, les coéquipiers du partant Boualem Mesmoudi ont, donc, lâché prise, se contentant de "gérer" ce qui reste à jouer. Sans pression. Sans passion. Et sans objectif.

Rachid BELARBI
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