Oran - A la une

Le rejet de la présidentielle réitéré



C'est un véritable tsunami qui a déferlé hier après-midi sur Oran, pour crier le rejet des Oranais de l'élection présidentielle et en exiger l'annulation. Après avoir boycotté la campagne électorale, marché contre le scrutin, exprimé leur refus d'une élection synonyme de régénération du pouvoir, les Oranais sont sortis par milliers à l'occasion de la 42e marche de la révolution pour dire, une nouvelle fois, leur refus de la feuille de route des tenants du pouvoir.Contrastant avec la timide et tiède marche des partisans du vote de jeudi dernier, la manifestation de ce vendredi a apporté un cinglant démenti à ceux qui prétendent que les Oranais sont favorables à la tenue du scrutin ou, pire, sont partisans du maintien du pouvoir en place. "Nous montrons depuis le 22 février que nous sommes contre ce pouvoir corrompu et exprimons notre refus de l'élection depuis son annonce. Que faut-il faire pour qu'ils comprennent que nous sommes dehors pour qu'ils partent tous '" s'est insurgée une manifestante.
Evoquant l'information relayée par certains médias selon laquelle un plan de sabotage du MAK a été déjoué à Alger, de nombreux marcheurs ont raillé cette énième tentative de freiner le hirak. "Les tentatives de déstabilisation et de division opérées par le pouvoir ne marchent plus. Toutes ses ruses sont désormais éventées", a dit, en souriant, un enseignant universitaire en louant la lucidité et la vigilance dont les Algériens font preuve depuis que "le pouvoir a commencé à agiter l'épouvantail d'un retour aux années du terrorisme et de la menace aux frontières".
D'ailleurs, par leurs chants, les manifestants ont averti les tenants du pouvoir que leurs ruses ne fonctionnent plus et qu'ils ne s'arrêteront pas avant que l'ensemble du système soit démantelé et que ses représentants partis. Les manifestants de ce dernier vendredi d'avant l'élection controversée ont, par ailleurs, appelé à la libération des détenus du hirak, en brandissant, entre autres, les portraits de Bouregâa, de Tabbou et de Jawad.

S. Ould Ali
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