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Le recul du FLN « dope » les contestataires



Le recul du FLN « dope » les contestataires
Le FLN a été le grand perdant des élections du 29 décembre portant sur le renouvellement de la moitié des membres du Conseil de la Nation. Le parti de Belkhadem, qui disposait de 56 sièges auparavant, n'a pu finalement remporter que 17 sièges sur les 48 mis en jeu. C'est son rival, le RND, qui en sort vainqueur avec 24 sièges. Le FLN occupe désormais 39 des 144 sièges du Sénat. Il ne fait plus main basse sur les deux chambres du Parlement. En revanche, c'est le parti d'Ouyahia, le RND, qui se place ainsi comme la première force politique au Sénat avec 44 membres élus sur 96. Le FLN aura comme consolation d'être encore la formation majoritaire dans l'autre chambre, l'Assemblée populaire nationale, où il compte 208 députés sur 462. Ces résultats sont de nature à donner de nouveaux arguments aux adversaires de Belkhadem qui n'y voient que « la suite logique de la débâcle des élections APC-APW. » Pour eux, « ce dernier ne fait que récolter que ce qu'il a semé ». M. Kara, chef de file des contestataires, cite plusieurs régions, bastion du FLN, comme Médéa, Msila, Tébessa où les candidats n'avaient rien à voir « ni avec le FLN ni avec la politique ». Ainsi, Belkhadem reste pour ces militants le seul responsable de cette déconvenue. Les militants FLN essaient cependant de relativiser la situation en disant que le vote n'est pas « contre le FLN » qui reste « un référent dans les institutions politiques de l'Algérie post-indépendance », c'est plutôt « le mauvais choix des candidats » qui est incriminé. A telle enseigne qu'il a été à l'origine d'un report des voix et qui a touché y compris les régions, comme Alger et Oran, où le FLN, malgré un nombre important d'électeurs, n'a pu remporter les suffrages. Là aussi, il s'agit, explique-t-on, de gens dont « on ne peut mettre en doute leur sympathie pour le FLN mais qui se sont justement rétractés de par la composante des listes qui ne reflètent pas la dynamique nouvelle » des réformes attendues. M. Kassa Aïssi, porte-parole du FLN, et qui devait nous donner son point de vue sur la teneur de ces résultats, a refusé d'emblée de commenter les réactions de « ceux qui sont contre leur équipe » et qui n'ont de ce fait « pas le droit de s'exprimer ». Il laisse le soin à ce type de débat « à la prochaine réunion du CC prévue la fin du mois », dit-il Il reste que ces résultats - nonobstant la polémique qu'ils auront suscitée - mettent en jeu la place et le rôle du FLN dans la conduite des réformes politiques dans le futur agenda du Parlement, notamment la révision constitutionnelle.
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