La décision prise par le Rassemblement pour la culture et la démocratie, au
terme de la réunion de son conseil national, tenu vendredi dernier, n'est pas
une surprise.
Elle est loin d'être le cas puisque son président Saïd Sadi avait déjà annoncé la couleur en mettant en avant
l'absence de garanties fiables quant à la transparence des législatives du 10
mai.
En annonçant le boycott des prochaines élections, le RCD devient ainsi le
premier parti à s'inscrire dans cette option électorale estimant que leurs
résultats étaient «joués d'avance», selon Hassane Mezoued, directeur de cabinet de Saïd Sadi,
dans une déclaration à l'AFP. A l'ouverture de la réunion du conseil national
du parti, Said Sadi a
indiqué que «tous les participants au vote du 10 mai ont négocié leur quota», dans
la future assemblée nationale.
Une déclaration qui sera certainement suivie d'une réaction des autres
partis en lice pour cette même échéance. Le président du RCD a rappelé que son
parti avait conditionné sa participation au scrutin à une «surveillance
électorale massive et qualifiée», ce qui n'a pas été fait, précisant avoir
«informé, documents à l'appui, les institutions internationales du traquenard
dans lequel elles peuvent être entraînées».
En décembre, et en annonçant des élections législatives anticipées, le
président de la République avait déclaré charger le gouvernement d'engager, sans
délai, les démarches requises auprès de la Ligue des pays arabes, de l'Union africaine, de
l'Organisation de la
Conférence islamique, de l'Union européenne et des Nations
unies pour inviter toutes ces organisations à dépêcher, de manière significative,
leurs observateurs aux prochaines législatives. Plusieurs partis comme le RCD
et le FFS ont récemment conditionné leur participation au vote justement à la
présence d'observateurs internationaux. Le RCD, par la voix de son président, met
également, en doute le fichier électoral national qui mentionne 4 millions de
nouveaux électeurs et souligne «l'opacité des conditions techniques qui
permettent toutes les manipulations pour gonfler le taux de participation et
falsifier les procès-verbaux de consolidation». Rappelons que le RCD qui compte
19 députés dans l'actuelle assemblée, avait, dans un premier temps, demandé le
report des élections à une date ultérieure pour permettre de réunir les
conditions d'une surveillance internationale, tant au plan de la préparation
que de l'observation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com