Des membres de la coordination nationale pour le changement et la
démocratie, mise en place pour la tenue du rassemblement populaire prévu le 12
du mois en cours, ont animé hier une conférence de presse consacrée
essentiellement au refus de la wilaya d'autoriser cette action.
Les services de la wilaya d'Oran
ont refusé le 2 février dernier de réceptionner la demande et pour contourner
cette entrave, les membres de la coordination ont émis un courrier recommandé
le même jour, soit 10 jours avant la date fixée, alors que la législation n'en
prévoit que 8. Au service habilité de la wilaya, les membres ont été surpris de
la réponse d'un fonctionnaire qui leur a signifié clairement que « seules les
zaouïas ont le droit de manifester ». Qu'à cela ne tienne, ont estimé les
animateurs de la conférence, qui précisent que « cette action n'est nullement
une fin en soi, mais permettra de briser le mur de la peur et appellera sans
doute à d'autres formes d'action ». Les membres de la coordination ont tenu à
rappeler que « l'état d'urgence n'est pas encore levé, alors que le droit de
manifester est un droit constitutionnel, d'autant que l'action en question est
pacifique ». Et d'ajouter : « Il appartient aux autorités compétentes de
sécuriser cette action, car leur mission n'est pas seulement de protéger le
pays, mais également la population ». Un des animateurs de la conférence de
presse a tenu à rappeler que cette coordination a pour seule mission de
véhiculer le message au sein des couches populaires qui se reconnaîtront dans
les trois revendications formulées, à savoir « la libération des émeutiers
interpellés, la levée de l'état d'urgence, ainsi qu'une véritable ouverture du
champ d'expression sous toutes ses formes ». A une question relative aux risques
de dérapage, les membres de la coordination ont estimé que les services d'ordre
sont interpellés afin de réunir les conditions pour éviter toute dérive en
mettant l'accent que le peuple n'est pas violent de nature et les dernières
manifestations populaires organisées pour le soutien des populations de la
bande de Ghaza et lors de l'accueil des joueurs de l'équipe nationale de
football en sont la parfaite illustration.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com