Les habitants se plaignent de l’anarchie
El Barki, quartier populaire de la wilaya d’Oran souffre de plusieurs problèmes qui freinent son développement et l’amélioration de son cadre de vie. En arrivant dans ce quartier, le premier décor qui s’offre à nous est l’état lamentable de la voirie où de nombreuses lagunes se forment lors des chutes de pluies.Selon les habitants du quartier, ce problème empoisonne leur vie et les automobilistes subissent de lourds dégâts matériels. Toutefois le plus grand désagrément réside dans le fait que les transporteurs privés refusent carrément de pénétrer à l’intérieur du quartier par crainte d’abîmer leurs véhicules. L’autre constat imposant dans ce secteur est l’insalubrité. Tous les facteurs de cette insalubrité sont réunis, allant des avaloirs bouchés aux infiltrations des eaux usées et à l’entassement des ordures dans les espaces communs. Ce qui alimente cette situation fortement nuisible à la santé et au confort des habitants, c’est l’absence quasi-totale du service du nettoiement dans ce secteur. Les agents de l’hygiène sont rarement vus dans le quartier, révèlent les habitants. La situation est devenue insupportable et inadmissible à un point où les citoyens ont décidé d’y remédier eux-mêmes, avec leurs propres moyens. C’est ainsi qu’ils ont créé un petit fonds de contribution financière qui a été injecté dans des actions de nettoiement et d’assainissement. Pour ce qui est de l’entretient de la chaussée, les habitants réclament un budget spécial pour cette opération ainsi que pour la création des espaces verts. A ce propos, les citoyens tiennent à faire remarquer que leur secteur n’a pas bénéficié d’un espace vert, de loisirs ou d’aires de jeux pour les enfants, comme cela été fait dans les autres quartiers. Pire encore, les rares superficies vertes qui existaient n’ont pas été préservées et elles servent actuellement d’espaces pour les décharges publiques sauvages. L’autre problème soulevé par les habitants est la grande anarchie qui règne au marché des fruits et légumes du quartier.
Le hic dans cette question réside dans le fait que les 15 locaux couverts aménagés à l’intérieur du marché ne sont pas exploités au profit de leur propre vocation. La plupart des commerçants qui occupaient ces locaux préfèrent exercer à l’extérieur du marché et dans un espace interdit pour des raisons ayant, à priori, un rapport avec le gain rapide. Ceci intervient au moment où plusieurs jeunes chômeurs cherchent inlassablement des locaux pour exercer des activités commerciales dans la légalité.
Dj. Samia / S.A.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com