Oran - Revue de Presse

Le programme RHP traîne à Aïn El Beida



18 familles de douar Maroc en détresse Financé par la Banque Mondiale, le programme de résorption de l’habitat précaire -RHP- fait encore parler de lui à Aïn El-Beïda, une tentaculaire agglomération relevant de la commune d’Es-Sénia, dans la wilaya d’Oran. Inscrites sur la liste des bénéficiaires de ce type de relogement, 18 familles du douar Maroc, n’ont toujours pas été prises en charge. Selon des sources sûres, les 18 familles dont il s’agit se sont acquittées depuis 2003 des 18 millions de centimes représentant leur quote-part auprès de l’ancienne agence foncière d’Es-Sénia et obtenu un arrêté d’attribution. Elles n’ont cependant pas encore été relogées. Depuis lors, assurent ces familles, c’est la navette entre la daïra d’Es-Sénia et l’agence foncière qui fuit ses responsabilités sous le prétexte que c’est le chef de daïra qui est responsable de l’exécution du projet. Lors de l’une de leurs rencontres avec ce responsable, ces familles déclarent avoir reçu de lui l’assurance que leur problème sera réglé avec démolition immédiate de leurs actuelles habitations. 3 mois s’étant écoulés depuis, seules 3 de ces familles ont été transférées il y a de cela une semaine. Concernant ces «heureuses» familles, nos sources nous apprennent qu’elles avaient trouvé refuge au centre spécialisé pour personnes âgées. Au total, dit-on, ce sont 25 familles qui ont été transférées après que leurs anciennes demeures ont été démolies pour raison d’utilité publique, la ligne de chemin de fer Es-Sénia-Arzew par exemple, projet pour la réalisation duquel 21 familles de douar Cheklaoua et 2 autres en provenance de la zone industrielle d’Es-Sénia et qui avaient construit des logements de fortune sur le pipeline du gaz naturel ont été relogées depuis un an à Sidi El-Khiar, cité des 56 logements. D’après nos interlocuteurs, ces 56 logements constituent la dernière tranche d’un programme global de 309 logements. Cependant, en dépit du fait que ces familles ont été relogées en présence du représentant de l’agence foncière et conformément aux arrêtés d’attribution sur lesquels figuraient bien les n° des logements, les forces de l’ordre les ont chassées ainsi que 20 autres qui avaient squatté depuis 4 mois d’autres logements. Depuis lors, certaines de ces familles attendent toujours le feu vert des pouvoirs publics pour rejoindre leurs nouvelles habitations alors que 9 d’entre elles sont allées habiter au marché des légumes d’Aïn El-Beïda où elles ont rejoint 3 autres familles qui y avaient trouvé refuge après avoir été expulsées de logements qu’elles avaient squattés. Entre-temps, les logements du centre spécialisé pour personnes âgées d’où avaient été expulsées les 3 familles ont été, à leur tour, squattés par autant de familles. Pour toute réaction, l’administration s’est contentée de distribuer de sévères avertissements. Face à cette mollesse, on assiste à une avalanche d’occupations illégales. Approché à ce propos, le chef de daïra d’Es-Sénia s’est excusé de ne pouvoir nous recevoir en raison d’un calendrier chargé. Egalement interpellé, le P/APC d’Es-Sénia nous a déclaré que l’opération démolition touchera l’ensemble des constructions illicites dont les anciens occupants ont bénéficié de logements et que ses services prendront en charge les 1161 familles recensées en 1999 sur la base d’études techniques réalisées à douar Arabe et douar Maroc, deux sites où des travaux de réhabilitation sont en cours avec bien évidemment voies bitumées et gaz de ville. Benmeriem
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