Oran - A la une

Le professeur Fatima Seghier n'est plus



Encore une fois, le secteur et le personnel de la santé, déjà endeuillés par les pertes quotidiennes des praticiens, médecins, infirmiers et autres membres de la corporation, vient d'être frappé, de nouveau, par le décès de la doyenne des pharmaciens algériens et en particulier de la partie ouest du pays, le professeur Fatima Seghier, qui a, après un long combat livré au virus du corona, fini par céder, laissant ses collègues dans le désarroi et la désolation totale, en plus d'un grand vide dans le service où elle a exercé la profession de formation de plusieurs dizaines de promotions de pharmaciens, le service hémobiologie au sein du CHU Benzerdjeb Benaouda, ex-Plateau Michel. «Son nom est gravé en or et à jamais dans l'histoire de la santé algérienne et de la formation», témoigne tristement un pharmacien ayant été formé par la défunte, le professeur Fatima Seghier. «Notre professeur est rentrée et a quitté le CHU par la grande porte, sans fracas, n'ayant jamais eu, ne serait-ce qu'une seule fois, une petite altercation et encore moins, de malentendus avec l'ensemble du personnel soignant de l'hôpital», témoigne un médecin du CHU d'Oran, ajoutant que «la défunte, respectée par tout le monde, vouait du respect à tout le monde.»Plusieurs autres médecins dissimulaient mal leur tristesse en évoquant la longue carrière de la défunte, marquée par «sa bonté, sa générosité et sa méthodologie dans la formation des pharmaciens», reconnaissant par là- même, «la compétence exemplaire de la défunte qui exerçait, de manière très ordonnée et honorablement, son métier». Selon ses amis, le professeur Fatima Seghier, «rallie, très tôt, modestement, son lieu de travail, qu'elle n'a jamais considéré comme un simple moyen de percevoir sa mensualité à chaque fin de mois».
Bien au contraire, pour la défunte, «sa mission principale est la formation et le transfert du savoir, loin de toutes les considérations pécuniaires». «C'est une Moudjahida aguerrie qui a, durant toute sa carrière de formatrice, accompli infailliblement son devoir national, adepte des initiatives performantes, elle luttait contre l'incompétence et est tombée au champ de bataille en faisant face au monstre du siècle, le Covid-19», dira un pharmacien, cachant très mal les crispations de son visage et sa tristesse. Lui rendant hommage, des membres de l'Association nationale des pharmaciens algériens, dont plusieurs ont été le pur fruit de la bonne graine semée par la défunte, diront tristement que «le décès du professeur Seghier Fatima est une grande perte». Repose en paix, professeur!
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