
Les avocats de la partie civile ont réclamé le maintien de la peine prononcée en première instance, mais revendiqué la révision à la hausse du montant des dommages et intérêts de 10 à 48 milliards de centimes, selon les cas.Le deuxième volet du dossier Coca-Cola d'Oued Tlélat s'est déroulé, hier, à la cour d'appel d'Oran où le représentant du ministère public a réclamé une aggravation de la peine, et la partie civile la confirmation du verdict prononcé en première instance et l'augmentation des dommages et intérêts ; la défense, quant à elle, a plaidé la relaxe pure et simple des cinq accusés.Jugés en première instance en janvier dernier par le tribunal correctionnel d'Es Sénia, les accusés ? trois responsables de la firme Coca-Cola (un directeur commercial du groupe, un responsable commercial de l'usine d'Oued Tlélat et un ancien cadre de l'usine), ainsi que deux clients ? avaient été condamnés à deux années de prison ferme pour escroquerie, faux en écriture privée, de commerce ou de banque, utilisation de registres du commerce appartenant à autrui et concurrence déloyale. Ils avaient également été condamnés à des dommages et intérêts s'élevant à deux millions de dinars pour chacune des victimes de la partie civile. Rappelons que l'affaire remonte au printemps 2016 quand un distributeur officiel de Coca-Cola à Oran et à Mostaganem avait découvert que la boisson était vendue à des prix inférieurs à la normale.Après enquête, il s'est avéré que les trois jeunes commerçants, identifiés comme étant à l'origine de cette pratique déloyale, ne pouvaient être tenus pour responsables de cette situation puisque leurs dossiers ayant été rejetés par Coca-Cola. Plus tard, ils découvriront que non seulement ils étaient enregistrés comme distributeurs de Coca-Cola, mais qu'ils étaient également redevables aux impôts de sommes d'argent allant de 48 milliards à134 milliards de centimes.C'est ainsi que le distributeur officiel et les trois jeunes commerçants ont porté plainte auprès des services compétents et que le dossier a finalement atterri devant justice. Hier, les cinq accusés ont réitéré leurs déclarations qu'ils avaient faites lors du premier procès, à savoir qu'il n'y avait pas eu d'escroquerie, que les opérations et procédures appliquées par la firme étaient conformes aux textes de loi et qu'ils étaient, par conséquent, innocents des charges retenues contre eux.Les avocats de la partie civile ont, eux, soutenu que les griefs portés contre les accusés étaient étayés par des documents et que les préjudices subis par leurs clients étaient colossaux. Ils ont réclamé le maintien de la peine prononcée en première instance mais revendiqué la révision à la hausse du montant des dommages et intérêts de10 à 48 milliards de centimes, selon les cas. Dans un très bref réquisitoire, le ministère public a requis le doublement de la peine de deux années prononcées en première instance à quatre années. Quant aux avocats de la défense, ils ont tous remis en cause les accusations portées contre leurs clients et réclamé l'annulation du premier verdict et la relaxe de leurs clients. En attendant le verdict qui doit être prononcé le 2 juillet prochain, des observateurs avertis ont relevé l'absence d'expertises dans ce dossier extrêmement compliqué, qui n'a pas révélé tous ses secrets.S. Ould Ali
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Ould Ali
Source : www.liberte-algerie.com