Oran - Revue de Presse

Le Procureur général affirme qu’il s’agit de morts naturelles



18 décès à la maison d’arrêt d’Oran depuis 2007 «La surpopulation carcérale est le seul point noir soulevé par les différentes ONG qui ont eu à visiter les différentes maisons de détention de la wilaya d’Oran.» C’est ce qu’a déclaré, jeudi dernier, le Procureur général près la Cour d’Oran qui soulignera que l’on compte «plus de 3.500 détenus au niveau de la maison d’arrêt d’Oran». A ce sujet, ce responsable donnera un état complet de la prise en charge des détenus, affirmant que cette frange de la société ne doit pas être marginalisée. Bien au contraire, dira-t-il, tout doit être mis en place pour permettre la réintégration de ces personnes dans la société, une fois leur peine accomplie. Il abordera à l’occasion, le dispositif mis en place au niveau de la maison d’arrêt d’Oran qui compte 26 employés parmi lesquels un personnel de la santé composé de huit médecins permanents, relevant de la tutelle directe du ministère de la Justice ainsi que cinq chirurgiens-dentistes, sept psychologues, deux laborantins et un radiologue. Il ajoutera: «Nous disposons d’une aile spéciale pour les prisonniers au niveau du CHUO. Cette dernière couvre tout l’ouest.» Par ailleurs, le Procureur général annoncera que 15 décès ont été enregistrés en 2007 à la maison d’arrêt d’Oran et 3 depuis le début de l’année en cours». Quant à la cause de ces décès, il précisera qu’»il s’agit de mort naturelle comme l’attestent les rapports d’autopsie d’usage à chaque décès d’un détenu». Il ajoutera que lorsqu’un détenu est atteint de maladie grave telle le sida, la tuberculose ou le cancer, sa mort est souvent la conséquence de ces pathologies. A ce sujet, le Procureur général insistera sur le livret médical qui est délivré à chaque prisonnier et qui reflète sa situation sanitaire, ce qui atteste d’un suivi rigoureux des détenus. Hasna Y.
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