
Le centre de Canastel a abrité, samedi, l'assemblée générale élective du conseil et du bureau du parti du Front du Moustaqbel, en présence du président du parti Abdelaziz Belaïd et de nombreux invités. Le FM prépare ses bases pour le prochain congrès ordinaire prévu pour le premier trimestre 2014. Le président du FM a axé son discours sur le vide politique que connaît le pays ainsi que le rôle de l'administration : "La scène politique est un vrai désert. Aujourd'hui, le débat politique est orienté vers le 4e mandat ou pas du président de la République et non sur le projet de société de demain ou sur les programmes. L'élection présidentielle n'est pas une fin en soi. Nous ne sommes ni au pouvoir ni dans l'opposition, car il n'y a aucun programme en cours pour le soutenir ou s'y opposer. Le manque d'efficacité de la gestion locale incombe à l'administration, car c'est le parti unique sur la scène politique et non les partis. Elle (l'administration) préfère des élus incompétents pour gérer ses intérêts. Ceux qui sont dociles à sa stratégie", a martelé M. Belaïd, avant de revenir sur les objectifs de son parti : "Nous voulons être la première force de proposition. La formation et l'engagement de nos militants sont notre force. Le facteur humain est très important. Aujourd'hui, le pouvoir gère la contestation par l'argent du pétrole. Et demain, que fera-t-il '", s'interrogera-t-il. D'autre part, le président du FM précise : "Nous sommes pour le dialogue, la stabilité et le développement du pays." Quant au rôle de la femme au sein du parti, il dira : "Nous voulons des militantes, et là je souhaite que votre conseil national de la wilaya d'Oran soit composé de 50% de femmes, et non des 30% exigés par la loi." En marge des travaux, le président du FM a déclaré à "Liberté" : "Nous sommes pour le respect des mandats. A sept mois de l'élection présidentielle, l'Algérie n'a pas besoin d'une phase de transition. Ceux qui suggèrent la solution extrême en brandissant l'article 88 se pressent inutilement. Le président est malade et nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Je rappelle que le pouvoir a mal géré la maladie du président et, du coup, tout le monde, de l'intérieur et de l'extérieur, attend les nouveaux développements. Pour la présidentielle, c'est au congrès de décider."
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine BENABBOU
Source : www.liberte-algerie.com