'Je déclare solennellement que les revendications des boulangers sont acceptables, justes et légitimes", a affirmé, mercredi à Oran, le porte-parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens dans un point de presse tenu en marge d'une rencontre régionale des boulangers de sept wilayas de l'ouest du pays. Hadj Tahar Boulenouar a néanmoins contesté les allégations faisant état de l'augmentation du prix du pain. 'Il est hors de question d'augmenter le prix du pain car les boulangers réclament le soutien des pouvoirs publics pour trouver des solutions à leurs problèmes professionnels", a-t-il indiqué. Il insistera sur le fait que les boulangers n'ont jamais demandé une hausse du prix du pain.
En présence des présidents de l'Association des boulangers d'Oran (Abwo) et de l'Union des associations des commerçants et artisans d'Oran (Ucao), le représentant de l'UGCAA a appelé nommément les ministères des Finances et du Commerce à assumer leurs responsabilités. 'Il est du devoir des tutelles d'assurer une marge bénéficiaire légale au profit des boulangers afin de leur permettre d'exercer leur activité professionnelle loin des mesures coercitives et autres immixtions injustifiées", a martelé le porte-parole de l'UGCAA. Un clin d''il sans doute au bureau local d'Oran de l'UGCAA 'qui a minimisé la journée de protestation des boulangers organisée jeudi à Oran". 'Cette journée qui a été suivie à 90% par les professionnels dans la wilaya d'Oran constitue un cinglant démenti au communiqué de ce bureau qui faisait état d'un taux de suivi de seulement 25%." Et d'ajouter en guise de semonce : 'Le bureau local de l'UGCCA qui est gelé depuis de longues années ne représente que lui-même et semble fonctionner au gré de l'administration", a-t-il ajouté. Pour sa part, le président de l'Abwo a estimé que la journée de protestation des boulangers 'était la seule voie possible pour être écoutés".
Faouzi Habiche a réitéré la volonté des boulangers de durcir leur mouvement en cas de non-satisfaction de leurs 'préoccupations professionnelles". 'Nous donnons un délai d'un mois au ministère de tutelle pour étudier nos revendications sinon nous déclencherons une grève de trois jours", a-t-il averti. Il tire la sonnette d'alarme sur la situation de la corporation dont 25% des 20 000 boulangers ont mis la clé sous le paillasson depuis 1996. 'Le prix de revient d'une baguette de pain nous revient à 12 DA et le pain amélioré à 14 DA soit une perte sèche de 5 DA supporté par le seul boulanger", dira-t-il.
Ce sont surtout les coupures et les pannes d'électricité qui sont un véritable cauchemar pour les milliers de boulangers. 'Les boulangers sont souvent obligés de jeter le pain qui est dans le four ou le pétrin et même parfois la pâte en fermentation", précise-t-on.
Un état de fait qui a obligé nombre d'entre eux à fermer boutique. Selon certains chiffres, les boulangers étaient au nombre de 17 000 en l'an 2000, alors qu'ils ne sont plus que 14 500 en 2013.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com