Une des plus grandes figures artistiques de son pays, ayant marqué de son empreinte le cinéma mais également le théâtre et la télévision où il a joué dans plusieurs feuilletons, Assaad Fedha accomplit sa formation à l'Institut supérieur d'arts dramatiques du Caire avant d'entamer son parcours de comédien, se distinguant ensuite dans plusieurs films et séries télévisées à l'instar de celle intitulée « El Jaouarih » qui le révéla au public algérien. Il est également l'un des fondateurs du Théâtre national de Damas, et a toujours mis son expérience à la disposition des jeunes artistes, les encourageant ainsi à donner le meilleur d'eux-mêmes pour enrichir la production culturelle arabe. Il entretient avec le monde du cinéma un rapport sacré. Assaad Fedha accepte de s'entretenir avec nous. Explications.Quelle est l'ambiance que vous avez vécue en Algérie '
Tout d'abord, je dois remercier les organisateurs du Fofa de nous avoir invités à Oran. Une très belle ville. Des gens aimables et courtois. Je suis très honoré d'être ici. Nous avons adoré la communion qui s'est opérée avec le public algérien.
Comment évoluez-vous avec la nouvelle génération montante '
Pour moi, l'amour du métier demeure un facteur très important pour avancer dans la vie. J'évolue normalement avec la nouvelle génération. On fait de notre mieux pour communiquer notre savoir mais à mes yeux, on apprend à tout âge. Nous apprenons beaucoup de nos voyages, de nos tournées. C'est une expérience enrichissante. Par conséquent, nous adorons l'échange interculturel.
Comment définiriez-vous votre travail d'acteur '
C'est un travail très enrichissant. Pour moi, l'art constitue une passion. J'estime qu'il est indispensable d'exercer un métier par vocation. Le cinéma syrien a besoin de conquérir sa liberté, n'est-ce pas '
Le plus important, c'est de rester un homme libre, trouver ses propres financements sans avoir de comptes à rendre à personne, et surtout faire les choses selon l'exigence de l'art, un point c'est tout.
Une bonne partie des réalisateurs syriens présentent leurs films, particulièrement les documentaires, à l'extérieur de la Syrie. Est-ce vrai '
Cela est malheureusement vrai. Ce sont les Européens qui regardent ces documentaires. Pourtant, nos réalisateurs ne veulent pas tomber dans une vision européenne, l'objectif n'est pas de faire un film pour un festival européen. Le risque est grand pour les réalisateurs arabes de tomber dans une vision européenne, étant donné qu'ils sont souvent financés par des producteurs européens.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com