Dans une interview qu'il a donnée à la revue mensuelle Media&Mobile, M. Oussedik, directeur général de l'Agence spatiale algérienne, s'est longuement penché sur le bilan des réalisations effectuées de 2000 à 2020 et a évoqué la préparation d'un Plan spatial national 2020-2040 qui sera soumis aux autorités supérieures avant la fin de l'année.Le directeur de l'Asal a notamment précisé que «l'Agence spatiale algérienne ?uvre, en collaboration avec ses différents partenaires et secteurs utilisateurs nationaux, à la maturation du 2e PSN 2020-2040 dont l'objectif principal est d'assurer, d'une part, la continuité de service engagé par le premier PSN, autant en télécommunications, en observation de la Terre qu'en navigation/ positionnement par satellite et d'élargir et d'approfondir, d'autre part, les performances de ces systèmes (résolutions spatiales, spectrales, temporelles, ...) tout en visant la mise en place de capacités d'accès autonome à l'espace».
À propos du plan 2020-2040,
M. Oussedik a précisé que «le prochain programme spatial national horizon 2040 s'articulera, entre autres, autour des axes suivants : assurer la continuité de service de couverture en imagerie à très haute, haute et moyenne résolution pour contribuer à l'effort d'amélioration des connaissances fines de notre territoire et à sa cartographie, à travers le développement de systèmes spatiaux d'observation actifs de type radar, superspectral et hyperspectral et la mise en ?uvre de systèmes spatiaux d'observation basés sur des technologies émergentes ; développer et encourager l'utilisation de l'outil spatial visant la concrétisation et l'évaluation des engagements de l'Algérie liés aux Objectifs de développement durable (ODD) 2030, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire et la protection de l'environnement en permettant notamment d'évaluer les impacts liés au changement climatique, nécessaires à la conception des stratégies d'adaptation efficaces ; poursuivre la couverture de la sous-région Afrique du Nord en télécommunications, via le lancement d'Alcomsat-2 et d'autres systèmes expérimentaux et de démonstration technologique tout en sécurisant les communications institutionnelles, en ?uvrant à la réduction de la fracture numérique et en offrant au citoyen algérien l'opportunité d'être un acteur de la société mondiale de l'information ; poursuivre l'exploration du champ des applications spatiales, notamment celles issues de l'imagerie satellitaire et des télécommunications (e-éducation, e-santé, ...) et celles liées au positionnement et à la navigation par satellite ; favoriser l'émergence d'un écosystème national industriel lié au domaine spatial, s'articulant autour d'entités universitaires, de la recherche et de petites et moyennes entreprises spécialisées et de start-up ; mettre à contribution la coopération internationale pour consolider les efforts de renforcement du potentiel scientifique, à travers des projets de transfert technologique et dans le cadre de coopérations bilatérales».
M. Oussedik a assuré que «l'exploitation des systèmes spatiaux d'observation de la Terre à moyenne et à haute résolution a permis le développement de plusieurs applications spatiales pour la mise en ?uvre de nombreux projets à caractère aussi bien national que régional, notamment autour des trois thématiques suivantes : les risques majeurs : feux de forêt, inondations, invasion acridienne, sécheresse et désertification, y compris la cartographie d'urgence. Les ressources naturelles regroupant les ressources en eau, les ressources végétales et agricoles, les ressources minières, pétrolières et gazières, les ressources énergétiques renouvelables pour leur prospection, leur estimation, leur gestion et leur préservation. Les infrastructures de base, comprenant les infrastructures urbaines et industrielles, routières, ferroviaires, les ouvrages d'art, ponts et barrages». Enfin, le directeur général de l'Asal a révélé qu'«Alcomsat-2 dont le financement sera essentiellement assuré par les recettes générées par Alcomsat-1, devra être effectivement intégré en Algérie, au Centre de développement des satellites d'Oran. Des études de faisabilité sont en cours, notamment en termes de capacités technologiques qui nécessiteraient une probable extension».
R. N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.lesoirdalgerie.com