« Par cette première rencontre régionale à Oran, après une rigidité qui a duré plus d'un an pour le parti, le FLN réunit aujourd'hui 2 500 personnes. Nous venons confirmer que notre parti demeure un élément d'équilibre sur la scène politique malgré les conditions politiques dans lesquelles il s'est débattu ». C'est ainsi que Abou El-Fadl Baadji, secrétaire général du Front de libération nationale, a entamé son discours d'ouverture de la rencontre régionale du parti, hier samedi, à Oran.Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - S'adressant à ceux qui appellent à faire entrer le parti du FLN au musée, l'intervenant dira, « nous leur répondrons sur le terrain, et ils verront la force de notre parti lors des prochaines élections où seuls les intègres seront maintenus, renforcés par une assise populaire ».
En réponse à une question de la presse concernant la colère du peuple contre l'ex-parti unique et où des voix ont appelé à sa mise à l'écart, le SG du FLN dira : « Non, la rue n'a pas crié contre le FLN durant le hirak mais il s'agit de quelques citoyens aimant le parti et n'acceptant pas les situations conflictuelles qu'il traversait. Et il faut dire que parmi ceux qui appelaient à écarter le FLN, il y avait quelques partis politiques que je ne citerai pas.»
En tant que nouvelle direction qui prend les choses en main, dit-il, il promet l'intégrité, la dignité et la réputation populaire et qu'il n'y a pas de place pour l'argent sale ni pour les corrompus, précise-t-il.
La restructuration totale du FLN ne peut se faire en profondeur, dans l'immédiat, mais progressivement, explique son SG. Cela n'a pas empêché, dit-il, la nouvelle direction d'entamer des rééquilibrages notamment concernant le cumul des statuts.
«Un mouhafed ne peut pas être membre du bureau politique, un choix doit se faire : ou l'un ou l'autre. Il ne s'agit pas là d'une vengeance, je suis venu pour unifier les rangs et pour preuve, nous avons commencé par les quatre membres du bureau politique qui ont renoncé au poste de mouhafed et nous les avons remplacés.»
Concernant la prochaine échéance électorale de la révision de la Constitution, Abou El-Fadl Baadji dira qu'en tant que direction, «nous avons fait une évaluation du document de la Constitution. Dans son ensemble, le document est important mais ne peut pas satisfaire tout le monde mais nous devons avancer. Pour nous, 85% de son contenu est acceptable.
Toute réforme politique doit passer par la révision de la Constitution, plusieurs axes représentent une révolution que ce soit dans le cadre des libertés, ou bien des relations entre les pouvoirs. Nous appelons à plébisciter cette Constitution qui représente une première voie pour des réformes politiques».
La corruption et l'argent sale, le « nouveau » FLN va les combattre fermement. Pour ce qui s'est dit dans certains procès concernant l'achat de sièges par certains membres du FLN, l'intervenant dira qu'il faut aussi évoquer ceux qui les ont toujours dénoncés et ont parfois même dû geler leur adhésion. «Ce qui s'est dit dans ces procès, ce sont des actes qui n'ont pas de lien avec le parti lui-même, mais avec certains membres, le parti est intègre.»
A. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelhalim Benyellès
Source : www.lesoirdalgerie.com