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Le patronat veut sa transition énergétique



L'avenir des futures générations se joue en ce moment! L'Algérie est en train de dessiner sa transition énergétique. Depuis son élection à la tête du pays, il y a de cela un an et demi, le président de la République en a même fait l'une de ses priorités. C'est dans ce sens qu'il lui a créé tout un département ministériel, le ministère de la transition énergétique et des énergies renouvelables, qu'il a confié à un expert dans le domaine, en l'occurrence le professeur Chems Eddine Chitour. Ce dernier a lancé une «opération commando» pour changer les mentalités et faire adhérer les différents secteurs à cette stratégie ô combien vitale pour l'avenir du pays. Même s'il faut du temps pour changer les choses, une dynamique a été lancée. Sonatrach et Sonelgaz ont même créé une société mixte chargée de la mise en oeuvre du Programme national des énergies renouvelables, sous la supervision du département du professeur Chitour. La Sonelgaz affiche, d'ailleurs, de grandes ambitions. «Le volet développement des énergies renouvelables connaîtra de grands changements à moyen terme à la lumière des nouvelles orientations prises par les autorités publiques pour activer ce programme à travers la réalisation de 5.600 mégawatts en début de l'année 2028», a indiqué, lundi dernier, Chahar Boulakhras, P-DG de la Sonelgaz, à l'ouverture de la 11e édition du Salon international des Energies renouvelables, des Energies propres et du Développement durable (ERA) au Centre des conventions d'Oran. Le même responsable a indiqué que les énergies renouvelables s'insèrent à grande échelle dans le Mix énergétique en donnant une place importante à l'énergie solaire qui constitue une priorité. Il insiste aussi sur le gaz naturel qui a «un avenir prometteur car disponible». «Le gaz naturel est un carburant idéal qui permet la transition énergétique et son accompagnement progressif avec un Mix énergétique effectif», a-t-il attesté. Néanmoins, il insiste sur l'implication de tous pour arriver à un résultat rapide et efficace. «Cette stratégie nécessite de nouveaux mécanismes pour financer et élaborer les programmes, en collaboration avec des opérateurs du pays et de l'étranger par différentes formes (investissement classique)», a-t-il souligné. Justement, le patronat algérien a fait part de sa disponibilité pour contribuer à cette transition énergétique. La Confédération algérienne du patronat citoyen (Capc) (ex-FCE) a même élaboré une feuille de route. Il s'agit d'un document comportant 41 propositions pour contribuer à l'élaboration de la stratégie nationale de transition énergétique, à travers les volets financier, réglementaire, technique et humain.
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