Ce colloque qui se tient les 7 et 8 mai se veut un hommage à Taos Amrouche, figure emblématique des chants berbères, qui a joué un rôle majeur dans la préservation du patrimoine immatériel, notamment en recueillant les contes et chansons ancestraux auprès de sa mère, Fadhma Aït Mansour.De nombreux universitaires et chercheurs sont depuis hier à l'université d'Oran 2, à Belgaïd, pour débattre des voies et moyens de sauvegarder, revaloriser et transmettre le patrimoine culturel immatériel algérien.
Ce colloque qui se tient les 7 et 8 mai se veut également un hommage à Taos Amrouche, figure emblématique des chants berbères, qui a joué un rôle majeur dans la préservation du patrimoine immatériel berbère, notamment en recueillant les contes et chansons ancestraux auprès de sa mère, Fadhma Aït Mansour.
Parmi les intervenants à la première journée du colloque, Pr Zeraoui Salah Farha de l'université d'Oran 2, qui a présenté les textes juridiques algériens dédiés à la protection du patrimoine culturel immatériel et les instances chargées de leur application sur le terrain. Le professeur a, par ailleurs, listé les biens immatériels classés au patrimoine mondial de l'Unesco (Ahellil du Gourara, Chedda tlemcénienne, mausolée de Sidi Cheikh, rituel de la Sebeïba dans l'oasis de Djanet...) en s'interrogeant si le haïk sera un jour inscrit au même patrimoine mondial. "C'est bien beau d'avoir des textes juridiques de protection du patrimoine mais encore faut-il veiller à leur application", affirmera-t-elle en estimant que le patrimoine culturel immatériel représente l'histoire, le présent et l'avenir de l'Algérie qui doit le protéger, notamment en multipliant les demandes d'inscription au patrimoine de l'humanité. Hadj Méliani, de l'université de Mostaganem, s'est intéressé à la patrimonialisation de la production littéraire algérienne de langue française en déplorant que de très nombreux écrivains algériens ? par-delà le genre et la qualité d'écriture ? ne soient pas recensés, le débat littéraire algérien tournant inévitablement autour des mêmes noms, "figures tutélaires" aussi illustres soient-ils (Kateb, Boudjedra, Djebar, Mammeri...). "Beaucoup d'écrivains algériens, anciens et nouveaux, sont méconnus du grand public parce que nous restons focalisés sur les figures tutélaires", a-t-il constaté en révélant des noms d'auteurs quasiment inconnus en dépit d'une production littéraire abondante et, parfois, récompensée par des prix. "Pourquoi ne parle-t-on pas de Djamila Terbèche, Yamina Arab, Youcef Loukil '", s'interrogera-t-il en appelant au recensement de l'ensemble des auteurs algériens si l'on veut parvenir à la patrimonialisation de la production littéraire nationale. D'autres universitaires, notamment Benammar Khadidja (université de Mostaganem), Ali Benali Zineb de Paris, Brahimi Denise de Lyon, Yahiaoui Tassadit de Tizi Ouzou, devaient présenter, dans l'après-midi, des communications consacrées à Taos Amrouche.
S. Ould Ali
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S Ould Ali
Source : www.liberte-algerie.com