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Le paradoxe d'une filière prospère cultures maraîchères à Tipasa



Le paradoxe d'une filière prospère cultures maraîchères à Tipasa
Le cycle de formation que dispense la Chambre de l'agriculture de la wilaya sous forme de session est sanctionné par des attestations délivrées par l'organisme en question pour permettre aux participants de bénéficier des dispositifs de création d'emploi, notamment de l'ANSEJ et l'ANGEM. « Durant ces cinq mois, nous avons formé quatre groupe de 30 éléments chacun. Ces stages concernent les cultures maraîchères, notamment sous serre », informe M. Benzahra, secrétaire général de la Chambre. Au demeurant, les participants à ces sessions seront-ils en mesure de relever le défi et réussir dans leurs futurs projets, d'autant que l'agriculture est un domaine qui suppose de l'exploitant un minimum d'expérience et un certain savoir-faire, notamment en ce qui a trait à l'itinéraire technique ' À cette interrogation, le même interlocuteur répond d'emblée que n'est pas fellah qui veut. En d'autres termes, tous les candidats pris en charge par la Chambre ont un contact avec la terre et ont exercé durant des années comme agriculteur et ce qu'ils souhaitent actuellement, c'est d'avoir une attestation leur permettant d'avoir accès aux aides de l'Etat par le truchement des dispositifs en vigueur. « C'est tout à fait logique que quelques jours de stage ne suffisent pas à former un agriculteur. Néanmoins, les cours pratiques et théoriques qu'ils ont suivis leur donnent suffisamment de connaissances et de notions sur l'exploitation élémentaire des cultures maraîchères », avance-t-il. A l'en croire, les fellahs de Tipasa disposent d'un potentiel savoir-faire, notamment dans les cultures sous serre, reconnu à travers tout le territoire national. « Les agriculteurs de notre wilaya, notamment ceux de sa partie ouest, sont quasiment sollicités par tout le monde en Algérie afin de s'imprégner de leur savoir-faire. C'est le cas d'exploitants agricoles d'Oran, Mostaganem, Biskra, Aïn Temouchent, pour ne citer que ces wilayas », énumère M. Benzahra. Sur le plan local, les cultures maraîchères connaissent d'année en année un essor appréciable, dans la mesure où la surface agricole utile consacrée à cette filière ne cesse d'augmenter. Mieux encore, avec les aides des dispositifs ANSEJ et ANGEM, la culture sous serre se développe davantage. « La wilaya de Tipasa compte approximativement 18.000 hectares consacrés à la culture maraîchère, dont 1.700 ha sous serre », confie le responsable. Quoi qu'il en soit, il est également à signaler qu'en dépit du développement de la filière maraîchère dans la wilaya de Tipasa, les prix, à cause de la spéculations restent élevés. Autant dire qu'entre la production et la commercialisation des produits alimentaires, il existe un fossé que les spéculateurs et certains intermédiaires et commerçants voraces ne se font nullement prier pour le creuser et ce, quelles que soient les répercussions sur le pouvoir d'achat des citoyens.
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