Le mois béni de Ramadhan
Pour la Communauté islamique, le Ramadan est un mois béni, mentionné par Dieu dans le Noble Coran pour montrer qu’il s’agit du mois du jeûne.
Dieu - Exalté soit-Il - dit: «Ô les croyants !
On vous a prescrit le jeûne comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous; ainsi atteindrez-vous la piété». Ce verset fait apparaître la sagesse qui réside dans le jeûne, à travers l’expression : « ainsi atteindrez-vous la piété».
La piété désigne l’observance de Dieu, tant en public qu’en privé, et la crainte révérencielle qui amène l’être humain à s’arrêter aux limites tracées par Dieu à travers Ses commandements et Ses interdits.Le Coran mentionne le Ramadan une seconde fois lorsqu’il nous informe qu’il s’agit du mois au cours duquel le ciel s’est relié à la terre, et où a débuté la révélation faite à notre seigneur Muhammad, le Messager de Dieu - paix et bénédiction sur lui.
Dieu - Exalté soit-il - dit ainsi : « Le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été révélé comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement».
Le Ramadan vient donc s’imposer dans le monde musulman et dans tous les domaines de la vie.
Il s’impose à l’individu, à la famille, à la société et aux médias audio-visuels. Pour cette raison, le mois de Ramadân est le mois du changement et de la mutation de tous les aspects de la vie. Les heures des repas et du sommeil changent ; les œuvres pies, les actes de culte et le cheminement vers Dieu apparaissent sous un jour manifeste ; les actes de bonté, de bienfaisance et de charité sont distribués aux pauvres, aux indigents et aux nécessiteux.
Je dis donc que le Ramadân est le mois de la volonté qui peut venir à bout de tout.
L’être humain ne peut en effet atteindre aucun objectif ni répondre à aucune nécessité matérielle ou spirituelle si ce n’est grâce à la volonté.
Aujourd’hui, la chose dont nous avons le plus besoin est précisément cette volonté, afin de changer la réalité islamique publique et privée, par une réalité meilleure et plus constructive, tant en termes de production, d’industrie, de richesses que de formation humaine selon les vertus morales, pour que le bien, la justice, l’amour et la générosité se généralisent dans tout l’édifice social.
Les lois et les obligations prescrites aux hommes par le Créateur Tout-Puissant ne varient pas dans leurs objectifs et leurs sagesses d’une époque à l’autre. Bien au contraire, elles demeurent valables à toutes les époques et en tous lieux.
Car l’être humain est toujours l’être humain dans ses penchants et dans ses nécessités vitales.
Les obligations religieuses ne sont que des écoles d’où le Musulman est diplômé pour devenir un être humain et un membre d’une société saine, dans laquelle l’individu vit pour le groupe, et dans laquelle le groupe vit pour l’individu.
Car les croyants sont, les uns pour les autres, tels un édifice plombé, dont toutes les parties sont solidaires les unes des autres.
Partant de là, je dis que les actes de culte sont un devoir qui incombe à tout Musulman et à toute Musulmane, se devant d’être accomplis pour la réalisation de la finalité de l’acte de culte en question.
Ceci est clairement mentionné dans le Saint Coran, où notre Seigneur - Exalté et Loué soit-Il - dit à propos de la prière : «Accomplis la prière.
En vérité, la prière préserve de la turpitude et du péché»; à propos du jeûne : « ainsi atteindrez-vous la piét»; à propos de l’aumône légale: « Prélève sur leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et tu les bénis», car c’est bien une purification de tous ces défauts que sont l’avarice, la convoitise, le narcissisme, l’égoïsme, l’amour du bas-monde, tout autant de défauts qui éloignent l’être humain de la vérité, de la justice et de l’égalité ; à propos du pèlerinage: «pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu ».
Les avantages dont il est question dans ce dernier verset sont d’ordre matériel - comme par exemple le commerce - et spirituel - l’acquisition de la récompense et de la rétribution de Dieu et l’obtention de l’Agrément divin.
Tout revient ensuite à Dieu et est dépensé pour la Cause de Dieu. Les directives de l’Islam ont donc pour but de réaliser le bonheur éternel de l’être humain.
Pendant le Ramadan, l’être humain s’active à remédier à ses manquements : il accomplit les prières obligatoires, s’acquitte des prières surérogatoires, notamment celles qui sont recommandées, celles des tarâwîh (prières nocturnes) et celles qui précèdent l’aube.
Il s’efforce de s’arrêter aux limites tracées par Dieu : il ne médit pas d’autrui, ne le calomnie pas, ne l’insulte pas. Car le jeûne consiste à s’abstenir de toutes les choses qui rompent le jeûne, aussi bien sur un plan physique que sur un plan moral.
Cheikh Ahmed Kuftaro
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com