Le pôle juridique spécialisé entre en service
Dans le cadre de l’inauguration des pôles juridiques spécialisés, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, a effectué, hier, une visite à Oran dans ce sens.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre dira que le pôle juridique d’Oran est le troisième à être inauguré, après celui d’Alger qui englobe tout le Centre et celui de Constantine qui prendra en charge les régions de l’Est. Celui d’Oran aura à son actif les principales villes de l’Ouest. Il citera également un quatrième pôle, pour le Sud, dont le siège se trouvera à Ouargla. Il précisera aussi que des magistrats ont bénéficié d’une formation spécialisée à l’étranger, ajoutant que «cette mise à niveau n’a pas touché uniquement le corps des magistrats mais également les éléments de la police judiciaire et ceux de la gendarmerie. Ces éléments ont ainsi pu bénéficier des dernières techniques utilisées dans des enquêtes».
Concernant la formation des détenus à l’échelle nationale, le ministre expliquera que ceux-ci ne doivent en aucun cas être marginalisés et qu’ils ont droit à une formation. «Certes, précisera-t-il, ils purgent une peine pour avoir commis une faute, mais leur réintégration devient plus qu’impérative». Le ministre abordera par la suite la demande d’extradition de Moumen Khalifa. A ce sujet, il affirmera que les autorités britanniques ont été saisies en ce sens et qu’une décision va être prise au cours de ce mois. Il abordera également l’enquête ouverte sur l’affaire du projet de la nouvelle cour d’Oran avant de donner la parole au procureur général de la cour d’Oran lequel déclarera que cette affaire se trouve en instruction au niveau de la 5ème chambre du tribunal d’Es-Seddikia et qu’elle suit son cours. Un autre sujet a été également abordé: le phénomène des harraga. Sur ce point, le ministre expliquera qu’»un grand vide juridique existe; c’est un handicap majeur pour combattre ce phénomène». Avant de mettre l’accent sur la lutte contre les réseaux maffieux qui fournissent à ces jeunes le matériel indispensable pour l’émigration clandestine. «Notre combat commencera, soulignera-t-il, à ce niveau».
Par ailleurs, Belaïz, après avoir visité le tribunal d’Es-Sénia où il a déclaré que le travail entamé à ce niveau est assez satisfaisant, s’est rendu à Misserghine où il a visité l’atelier extérieur dépendant de la maison d’arrêt d’Oran. Cette institution qui accueille les détenus en fin de peine, leur assure une formation en vue de leur réintégration dans la vie active. Sur les 192 détenus à ce niveau, 20 d’entre eux suivent une formation en ferronnerie et menuiserie et 26 en apiculture. Concernant toujours la réinsertion des détenus, le ministre a signalé que 1.600 détenus au niveau national ont pu bénéficier d’une formation spécialisée. D’autres étapes ont également été à l’ordre du jour, notamment la cour d’Oran où il a passé en revue les activités de cette institution.
Hasna Y.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com