Oran - Revue de Presse

Le ministre de l'Habitat à Oran Un nouveau cahier des charges pour le logement



Améliorer la qualité des constructions urbaines et rurales, éradiquer l'habitat précaire, respecter les normes de construction et veiller à l'achèvement des constructions en cours. Ce sont les recommandations du ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, en visite hier à Oran, à tous les acteurs intervenant dans ce domaine. DLEP, DUC et directeurs des OPGI sont appelés, de ce fait, à revoir leurs méthodes de travail et s'adapter aux exigences de l'heure dans le secteur de l'Habitat. La nouveauté dans ce domaine est l'élaboration d'un nouveau cahier des charges pour les nouveaux programmes de construction. Ce document a été conçu pour corriger les lacunes constatées par le passé et impose plus de rigueur dans la réalisation des projets. Parmi les recommandations contenues dans ce cahier des charges, nous citons, entre autres, la conception de logements de fonctionnalités en tenant compte de la spécificité de chaque région, le recours aux nouvelles technologies de construction, l'amélioration de l'aspect architectural des projets et assurer une meilleure finition des travaux. Le ministre a insisté, dans ce cadre, sur la finalisation des études entamées pour chaque projet et la maturation des dossiers avant le lancement des travaux. Concernant le nouveau projet de loi relatif au règlement de la question des constructions privées inachevées qui sera soumis prochainement au gouvernement, le ministre a souligné qu'il «n'est plus question de construire pour construire. L'extérieur appartient à la collectivité. Le certificat de conformité ne sera délivré que si les constructions sont achevées. Pour bénéficier de l'eau, du gaz et du raccordement aux réseaux de l'assainissement, ce document est indispensable». Avant de passer en revue ce que l'Etat a prévu pour le développement du secteur de l'Habitat, le ministre, ainsi que le directeur des Programmes au ministère, ont présenté une évaluation des programmes de logements inscrits en 2007. De tous les programmes de logements: social, social-locatif, LSP et l'habitat rural, lancés à l'ouest du pays, 47% ont été complètement achevés et 53% sont en cours de réalisation, avait lancé le premier responsable du secteur. A l'échelle nationale, M. Moussa a indiqué que pour les 1.300.000 logements inscrits dans le programme complémentaire de 2007, 20% ne sont pas encore lancés. Pour revenir à la région ouest, le directeur des Programmes a souligné que 137.639 logements sont achevés et 157.237 autres sont en cours de réalisation, alors que 96.000 ne sont pas encore lancés. L'année 2008 verra le lancement de 74.180 logements et la livraison de 84.107 autres. Le dossier du vieux bâti a été, aussi, au menu de cette rencontre. Le directeur de l'Urbanisme et de la Construction (DUC) a indiqué, dans ce sens, que la wilaya va prendre en charge ce dossier. Une expertise a été réalisée sur le vieux bâti et fait ressortir que 17 quartiers vétustes sont touchés par ce phénomène où 50.000 logements vétustes ont été recensés. Il sera procédé, alors, à l'établissement d'un diagnostic du vieux bâti, au lancement d'une étude, à la formation des architectes et sculpteurs en France avant d'entamer l'opération de la restauration, estimée à 300 millions de dinars. Interrogé sur la nouvelle loi interdisant la rétrocession du logement LSP après 10 ans, le ministre a déclaré que: «personne n'a le droit de commercialiser un bien qui ne lui appartient pas». Si les acquéreurs se sont plaints de cette nouvelle mesure considérant que leur contribution dans le financement de ce type de logement est assez importante pour qu'ils n'aient pas la liberté de le vendre quand ils veulent, le ministre détient un argument contraire sur ce point. M. Noureddine Moussa a tranché sur cette question en déclarant que «la contribution de l'Etat est aussi importante, puisqu'il participe dans le financement du foncier à 80%, en plus des frais de la viabilisation primaire et secondaire». Le ministre a soutenu, ensuite, que cette nouvelle loi va freiner la spéculation constatée sur le LSP «par une minorité heureusement. Il s'agit de personnes qui ont vendu leur inscription à d'autres». «Nous voulons que le LSP aille aux gens qui ont en droit et qui s'inscrivent dans ce processus. Cette loi va nous permettre de refuser ce genre de demande». Et d'ajouter que «le parc immobilier est très conséquent et notre but est de rétablir l'équilibre entre l'offre et la demande et créer, de ce fait, un véritable marché de l'immobilier».
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