Photo : S. Zoheir
De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali
Il y a quelques semaines, le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce, Abdelhamid Boukahnoun, avait, en effet, estimé sur les ondes de la Radio nationale qu'au regard de l'importance de leurs activités et du volume des marchandises introduites sur le territoire national, les importateurs étaient les responsables du fait que la majorité des produits exposés sur le marché est impropre à la consommation, et qu'il fallait désormais se pencher davantage sur le contrôle de ces opérateurs. D'ailleurs, avait-il indiqué, les pouvoirs publics avaient déjà pris une batterie de mesures pour, à la fois, assainir le marché extérieur et contraindre les importateurs à travailler dans le cadre de la loi, parmi lesquelles l'inscription de 15 000 importateurs ' sur les 35 000 opérateurs enregistrés au Centre national du registre du commerce (Cnrc) ' au fichier national des fraudeurs pour des infractions allant du non-dépôt des comptes sociaux aux pratiques commerciales illicites en passant par des procédés portant atteinte à l'économie nationale comme l'évasion fiscale, le manque de transparence et de loyauté dans les transactions commerciales. Reconnaissant qu'avec seulement 7 000 agents pour contrôler 1 500 000 commerçants à travers le territoire national, les services du Commerce ne sont pas encore suffisamment outillés pour espérer mener une lutte équitable contre des pratiques frauduleuses qui ont pris une grande ampleur ces dernières années, notamment en raison de la transition économique et de la décennie noire, le responsable du contrôle économique et de la répression des fraudes avait insisté sur la détermination de l'Etat à poursuivre le travail d'assainissement du marché à travers l'interdiction faite aux fraudeurs de toute activité liée au commerce extérieur et leur exclusion des marchés publics et des avantages fiscaux, la mise en place des nouvelles modalités de renouvellement du registre du commerce pour les opérateurs activant dans le commerce extérieur et le renforcement des effectifs de contrôle du ministère qui devraient atteindre les 11 000 à l'horizon 2014. Et pour démontrer que ces services ne chôment pas, Abdelhamid Boukahnoun avait rappelé que près 2 800 000 interventions ont été effectuées ces trois dernières années ayant notamment conduit à la fermeture de plus de 31 000 commerces. Il reste que, malgré tout, le consommateur algérien est agressé tous les jours par les produits non conformes à la qualité, y compris dans des magasins ayant pignon sur rue qui exposent des marchandises contrefaites. Le fait est vérifiable quotidiennement en dépit du contrôle que les différentes Directions du commerce s'échinent à effectuer dans un environnement socioéconomique loin d'être favorable...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S O A
Source : www.latribune-online.com