On ne s'est guère ennuyé durant ce week-end, la CAN-2008 ayant bel et bien atteint son rythme de croisière, à tel point que jeudi soir, on a comptabilisé 32 buts pour dix matches, la moyenne par rencontre étant facile à déterminer. Seules quatre formations, le Nigéria, la Namibie, le Bénin et le Soudan n'ont pas trouvé le chemin des filets. Ceci dit, les impressions varient au fur et à mesure du déroulement de cette CAN où le pays hôte, le Ghana, a pris option en engrangeant sa seconde victoire, en venant à bout, très difficilement, de la Namibie qui devait servir de faire-valoir. Or, après la déroute face au Maroc, le responsable technique namibien a remanié l'équipe presque en totalité et les faits lui ont donné raison, le groupe composé ayant vaillamment résisté aux Ghanéens qui, eux, ont aligné la même formation que celle ayant ouvert la compétition. On disait que les Namibiens allaient être croqués par l'ogre ghanéen. Il n'en fut rien, car ils se sont battus vaillamment, avec leur courage et leurs moyens. Et, comme lors de l'ouverture de la CAN, les camarades d'Essien sont retombés dans leurs errements, en dépit d'une supériorité technique manifeste. La déception nous est venue du Maroc, battu par une Guinée bien meilleure que lors de la première journée. A ce sujet, la situation au départ était claire. Le coach Henri Michel, nanti de trois points et d'un goal-average très confortable, a misé sur la prudence. Sinon, pourquoi avoir laissé sur le banc des remplaçants, deux chasseurs de buts comme Chamakh et Aboucherouane ? Par ailleurs, le keeper Touhami, dont les appuis laissent à désirer, et l'arrière gauche El-Kadouri, en remettant en jeu le Guinéen Bengoura, portent une lourde responsabilité sur le second but. On y ajoutera le tirage de maillot dans la surface qui leur coûta un penalty. Ça fait assurément beaucoup face à des Guinéens plus vifs et plus imaginatifs que leurs adversaires. Enfin, les Marocains, en dépit de leur domination, n'ont pas su tirer un quelconque avantage de leur «supériorité» numérique, dans la mesure où deux défenseurs ne se sont pas aventurés alors que tous les Guinéens étaient dans leur camp ! Dans le Groupe D, on peut dire que les Tunisiens et les Sénégalais ont eu chaud, et cela n'a rien à voir avec le climat prévalant actuellement au Ghana. D'abord, les joueurs ont commencé à se matraquer au nom - dit-on - d'un contentieux datant de la CAN-2004. Ensuite, on a vu deux équipes présentant des visages différents. Autant la Tunisie a paru maîtriser son sujet en première période, autant elle fut transparente au cours du second half où les rôles s'inversèrent, les Sénégalais retrouvant leurs automatismes. Aussi, lorsque l'arbitre japonais siffla la fin, les deux formations étaient visiblement satisfaites de ce résultat nul, les Tunisiens allant jusqu'à se congratuler. Les Sénégalais, aussi, n'étaient pas malheureux. Maintenant, on sait pourquoi tous ces acteurs ont eu chaud, car leurs chances dans ce groupe restent intactes. Enfin, on espère que le contentieux entre les deux équipes est enterré après que les capitaines Jaïdi et Diouf ont échangé sportivement leurs maillots. Tout reste possible dans ce groupe après que l'Angola et l'Afrique du Sud sont également retournés dos à dos. Le onze d'Afrique du Sud est en pleine mutation, son objectif demeurant de bien figurer lors du Mondial-2010, dans deux années et demi. Sur ce que l'on a vu, le chantier de Pareira est énorme, d'autant que ce coach brésilien est un adepte de la prudence. Il n'y a pas lieu de faire un dessein. Les Angolais auraient pu gagner et méritent donc largement le point du nul. On en saura plus sur leurs réelles potentialités dimanche prochain, face au Sénégal.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com