Le mariage et le divorce en Islam
- "Comportez-vous convenablement avec elles", [Les Femmes : 19].
De même : "Conservez-les (les épouses) selon les convenances, ou répudiez-les selon les convenances", [La Vache : 231].
De même aussi : "Que celui qui est aisé, dépense aisément (sur les épouses); et celui à qui il fut donné avec mesure, dépense de ce que Dieu lui a donné; Dieu n’impose à l’homme que dans les limites de ses moyens", [Le Divorce : 7].
En fait, et contrairement à ce que semblent penser les Occidentaux, le divorce en Islam n’est pas laissé à l’arbitraire de l’époux pour en disposer comme bon lui semble.Dans son esprit, l’Islam n’autorise pas l’époux à se comporter, avec son épouse, tel un seigneur avec son esclave. Le Coran, dans le verset 35 de la sourate "Les Femmes", instaure dans un cas déterminé, une parfaite égalité entre l’homme et la femme.
En Islam, le divorce devient permis, et peut-être même fatal et inéluctable, lorsque les relations entre les deux époux atteignent un tel degré d’inimitié et de discorde, qui rendent la vie commune insupportable et impossible et, ainsi, font du mariage un enfer alors que Dieu, à l’origine, en a voulu faire un paradis de bonheur.
Si les époux, dans leurs relations réciproques, atteignent un tel état - que le Coran appelle "Chiqaq" (implosion) - le divorce, nonobstant cela, n’est permis qu’après des tentatives sérieuses tendant à faire arrêter cette implosion :
- "Si vous craignez une implosion entre eux (les deux époux), mandatez un arbitre de sa famille (à lui), et un arbitre de sa famille (à elle); S’ils veulent (les époux) la réconciliation, Dieu les réconciliera; Dieu sait et comprend", [Les Femmes : 35].
Ainsi, nous constatons, comme nous l’avons déjà signalé, que dans ce cas déterminé, le Coran traite l’homme et la femme sur le même pied d’égalité, et que, si les deux arbitres réussissent à rapprocher les deux époux, l’un de l’autre, et que ces deux derniers désirent l’entente, Dieu les réconcliera. Ce que Dieu peut, l’homme en est incapable.
Et si l’Islam confère à l’homme uniquement le droit de décider du divorce, il a, d’un autre côté, autorisé la femme à s’adresser au juge et à lui demander de prononcer ce divorce, dans des conditions et des circonstances déterminées que nous ne pouvons ici citer et détailler sans dépasser les limites imposées à notre ouvrage.
Concernant le droit du mari, Dieu lui interdit de l’exercer avec précipitation, et lui conseille patience et retenue :
- "Comportez-vous convenablement avec elles. Si vous avez de l’aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Dieu met beaucoup de bien", [Les Femmes : 19].
De même, Dieu ordonne au mari, avant de décider le divorce, de faire appel à des témoins justes :
- "Prenez à témoins des gens justes de votre part, et établissez le témoignage pour Dieu", [Le Divorce : 2].
La présence de deux témoins justes pourrait porter le mari à revenir sur sa décision ou, au pis aller, à se donner plus de temps et, ainsi, à traiter la question avec calme et sérénité.
Pour terminer, disons que l’Islam autorise le divorce par consentement mutuel des deux époux : si tous deux désirent le divorce, ils seront exaucés.
A ce résultat, que l’Islam a préconisé au VIIe siècle, est arrivé l’Occident (en Europe et en Amérique) après plus de 1.200 ans au cours desquels il parcourut un long chemin semé d’obstacles …
Ainsi, nous constatons que, dans ce dernier contexte aussi, l’Islam fut le précurseur.
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Dr Tahar Mahdi
Suite et fin
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com