Oran - Revue de Presse

Le marché de l’émigration clandestine fonctionne d’une manière ostentatoire



Les barques en vente publique Un marché d’un nouveau genre fait son entrée dans les nombreux garages à bateaux nouvellement installés à travers les différentes plages de la corniche oranaise. Saint Roch, Cap Falcon, Madagh, les Corales et Bousfer, sont devenus depuis quelques temps déjà, de véritables espaces destinés aux potentiels «Harragas» qui désirent s’approvisionner en matériel de navigation et tenter, du coup, la grande et périlleuse aventure sur les eaux avec pour Cap, les côtes ibériques. Ainsi de nombreux jeunes, venus des localités et des wilayas limitrophes d’Oran, avec bagages en main et d’importantes sommes d’argent, le plus souvent empruntées ou depuis longtemps économisées après de rudes semaines de labeur. Ces jeunes « inconscients « se dirigent directement vers ces plages où le nouveau « business « de la mort bat son plein. Mis en place par de véritables suceurs de sang, avides de gain au détriment de jeunes désespérés, à qui ils proposent des embarcations qui, visiblement, ne pourront jamais tenir sur autant de miles qui séparent les deux rives de la Méditerranée. Tout est proposé par les mercenaires sans scrupules : des moteurs à 12 millions de centimes, des embarcations à 13 millions, de la pièce détachée entreposée à travers les nombreux repères dans les zones rocheuses. Un des jeunes, parmi les nombreux candidats trouvés sur les lieux, affirme qu’il est arrivé avec un groupe d’amis voulant braver le danger, depuis 2 semaines d’une wilaya limitrophe, sans pour autant s’hasarder à négocier avec les faux intermédiaires, eux aussi présents en nombre, habitués à escroquer les plus fragiles des prétendants au périple. D’un autre côté, les marchands de la mort qui activent actuellement en réseau, au niveau de la commune de Ain El Turck et le reste des localités côtières, prennent pour cible ces jours-ci, certains espaces publics. A l’exemple des cafés, un endroit idéal pour vendre aux jeunes le rêve de l’outremer. On se croirait dans une véritable agence de voyages qui n’affiche pas son titre. Il n’est pas inutile de souligner qu’un dispositif sécuritaire de haute surveillance doté de techniques et moyens modernes, a été mis en place récemment par les pouvoirs publics, dans une tentative de freiner un tant soit peu l’ampleur de ce fléau. Par R. Boualia / Zitouni
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