Pourquoi pas un «RENGIS» pour Oran ?
Les Halles centrales d’Oran, comme toute structure de grande importance, sont régies par une réglementation et des décrets gouvernementaux sur lesquels se basent les responsables en charge de ces structures.
Ces derniers affirment en appliquer, avec tout le respect requis, le mode de fonctionnement permettant une gestion claire et transparente, ce que n’offre pas toujours la réalité au moment de mettre en pratique cette même réglementation. Pour ce qui est des Halles centrales d’Oran, principal lieu de vente en gros de fruits et légumes, il semble que le transfert avorté annoncé officiellement le 12 mars 2005, suite à une décision de fermeture pour des raisons multiples invoquées, mais qui n’a pas été suivie d’effet, ni annulée, n’aura fait que favoriser l’anarchie qui règne au niveau des exploitants. L’annonce de la délocalisation vers le nouveau marché d’El-Kerma semble ainsi pleinement arranger de nombreux mandataires parmi les exploitants. Selon des sources responsables, l’empressement de quitter le marché des halles centrales serait pour eux «une manière de laisser derrière eux un passif financier dû au non-paiement des taxes et autres droits auxquels ils étaient et sont toujours obligatoirement soumis». La situation qui prévaut actuellement a été sans cesse signalée par les responsables des Halles centrales et par leur tutelle, en l’occurrence la Société de Gestion et de Participation des entreprises locales de l’ouest (SGP) qui, avec constat d’huissier ordonné par le tribunal d’Oran, a dénoncé les sous-locations des exploitants de carreaux. Sur ce point, il faut savoir que le carreau d’exploitation accordé sous forme de location, selon la situation stratégique au niveau du marché, est à son tour divisé en petits stands qui sont sous-loués à des tiers mais avec des montants nettement supérieurs que ceux auxquels ils sont redevables. En parallèle, des sommes importantes qui permettraient une bonne prise en charge des Halles centrales ne sont toujours pas perçues et restent, jusqu’à l’heure actuelle, une des préoccupations majeures des services de recouvrement de l’entreprise en charge de la gestion du marché de gros d’Oran. Des rapports de la direction de la concurrence et des prix d’Oran ont d’ailleurs, à leur tour, mis en exergue l’anarchie qui règne chez les exploitants de stands aux Halles centrales et qui favorise pleinement le marché informel. D’où les interrogations toutes légitimes des responsables de l’entreprise de gestion du marché qui déclarent que la délocalisation des Halles centrales vers un nouveau marché à El-Kerma. Est-ce cela la solution aux problèmes réels que connaît le secteur des fruits et légumes à Oran, sachant que l’ancien responsable de ces derniers avait effectué deux déplacements au niveau du marché de gros de «RENGIS» à Paris pour tenter d’imprimer aux halles d’Oran les mêmes principes au lieu de hangars qui ne feraient que perpétuer l’anarchie étouffante qui parasite toute initiative de développement dans la région? C’est à croire que les piques envoyés épisodiquement par certains des mandataires en direction des responsables de la structure ne le sont que pour brouiller les pistes et tenter d’échapper à une situation qui ne les agrée pas…
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com