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Le manque criant de salles freine la réhabilitation de la petite balle oranaise



Les efforts consentis ici et là par les amoureux du handball à Oran pour relancer cette discipline, en déclin dans cette ville depuis plusieurs années, sont confrontés à de multiples obstacles dont le manque criant d'infrastructures sportives.Le constat est fait par plusieurs techniciens et responsables, à leur tête le directeur technique de la Ligue régionale oranaise, Bouziane Bensaâda qui, dans une déclaration à l'APS, n'a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme. "Au niveau de la Ligue oranaise, nous trouvons du mal chaque semaine à domicilier les rencontres des championnats que nous gérons, en raison du manque sensible de salles. Très souvent, ce sont les équipes des catégories jeunes qui en font les frais", déplore ce responsable. En fait, cette situation s'est empirée depuis la fermeture du Palais des sports Hammou-Boutlelis, qui subit des travaux de réhabilitation en prévision des Jeux méditerranéens, prévus à Oran lors de l'été 2021. Du coup, toutes les compétitions de handball au niveau d'Oran sont concentrées au niveau de la salle omnisports Akid-Lotfi, qui fait face tout simplement à une véritable surcharge. "A la Ligue régionale oranaise, nous faisons de notre mieux pour assurer une programmation rationnelle de la compétition, sauf que ce n'est pas chose facile car on doit, à chaque fois, prendre en compte aussi la programmation des matchs des divisions gérées par la Fédération algérienne de la discipline", a encore expliqué le directeur technique régionale. Cet handicap est également soulevé par le directeur de la salle omnisports Akid-Lotfi, Sid-Ahmed Djendara. Ce dernier est contraint de faire toute une gymnastique pour répondre aux exigences des clubs oranais en matière de compétition et aussi de préparation. "Ils sont pas mois de six clubs oranais domiciliés au niveau de la salle Akid-Lotfi avec tous leurs catégories dans les deux sexes, et ce, sans parler du grand nombre d'équipes qui nous sollicitent pour bénéficier de créneaux d'entraînement dans notre salle", s'est plaint Djendara, également président du CHT Oran, club auteur d'une quatrième accession de suite, cette fois-ci en Nationale 1. Néanmoins, le problème se pose avec moins d'acuité pour les clubs des banlieues d'Oran, à l'image du MC Oued Tlélat, nouveau promu en Excellence, s'est réjoui son président Abdelhak Zmali. En attendant les nouvelles salles Ce n'est pas le cas pour l'autre représentant oranais en Excellence, l'ES Arzew, dont la salle est fermée depuis huit mois pour travaux, ce qui l'a contraint à élire domicile dans la localité voisine de Gdyel. "La fermeture prolongée de la salle omnisports d'Arzew s'est répercutée négativement sur nos résultats. La saison passée, nous avons failli rétrograder en Nationale 1, alors que pour la nouvelle saison, nous avons jusque-là perdu tous nos matchs, au nombre de quatre", a regretté le président du club de la ville pétrochimique, Amine Benmoussa. Evidemment, un tel obstacle de taille influe négativement sur les clubs formateurs, et l'ESA en est un. Son président affirme à ce propos que les joueurs de ses catégories jeunes, dont le nombre dépasse les 200 handballeurs, recourent souvent à des terrains vagues pour s'entraîner, "ce qui n'est pas fait bien sûr pour assurer leur épanouissement", a-t-il dit. Cette mésaventure est également vécue par d'autres clubs oranais qui font de la formation leur crédo. L'AS Castors, présidée par l'ancienne figure légendaire de la petite balle algérienne, Abdelkrim Bendjemil, en est l'exemple. "Nos joueuses de l'équipe seniors dames par exemple travaillent dans des conditions lamentables. Elles sont souvent obligées de s'entraîner sur des terrains vagues. Ca devient très difficile pour elles lorsqu'elles s'adonnent à des séances d'entraînement nocturnes et surtout quand il pleut", s'insurge l'ex-entraîneur de la sélection nationale féminine. Le problème des salles sportives à Oran devrait connaître son dénouement en 2021, avec la réouverture du Palais des sports et l'inauguration de la salle omnisports du nouveau complexe olympique en cours de réalisation à Bir El-Djir (Est d'Oran). Ces deux infrastructures sont programmées pour abriter des compétitions des Jeux méditerranéens de 2021. En attendant, les handballeurs oranais continuent de prendre leur mal en patience, tout en tentant de "limiter les dégâts".
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