La Cour d'Oran a été à nouveau le lieu de retrouvailles de dizaines de hirakistes, dont des étudiantes et des étudiants, venus soutenir et assister, hier après-midi, au procès en appel de Nour Cherif Merabti. Cet étudiant de l'Usto, poursuivi pour "incitation à attroupement" a été condamné le 24 décembre dernier à une amende de 50 000 DA.Lors de son procès qui s'était déroulé le 18 décembre au tribunal correctionnel de Cité Djamel, le procureur avait requis 6 mois de prison ferme. Hier, le jeune étudiant, en répondant au magistrat qui rappelait les chefs d'accusation, a réitéré les propos qu'il avait tenus lors de son procès en première instance, niant simplement être "l'instigateur des marches", mais un étudiant y prenant part. Le collectif de la défense, composé de 6 avocats, a, lui aussi, indiqué que son client ne faisait qu'user de son droit à manifester pacifiquement et qu'il n'était qu'un citoyen participant aux manifestations et marches qui se tiennent depuis le 22 février 2019.
Les avocats ont demandé la relaxe pure et simple de leur client, rappelant le contexte des marches et du mouvement populaire et que la Constitution reconnaît le droit aux Algériens de manifester pacifiquement et de s'exprimer librement. Le magistrat a demandé à l'étudiant la raison pour laquelle il avait fait appel de sa condamnation, ce dernier a répondu qu'il n'était qu'un étudiant ne disposant pas de ressources suffisantes pour payer cette amende tout en insistant sur le fait qu'il n'est pas coupable des reproches dont on l'accable. Le procureur a demandé la confirmation du premier jugement. Le verdict a été mis en délibéré pour la semaine prochaine.
D. Loukil
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com