Oran - Revue de Presse

Le gouvernement table sur moins de 10% de chômage Une autre recette pour l'emploi



Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a exposé, hier, au centre de presse international, les grandes lignes de la stratégie de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage. Un dossier suivi avec attention par le gouvernement particulièrement depuis le lancement des dispositifs pour la création d'emploi. La stratégie en question consistera, selon le ministre, à garantir aux demandeurs de travail une insertion qui s'inscrit dans la durée. Si la stratégie préconisée est appliquée, le chômage sera réduit à moins de 10% à fin 2009. Il a fait savoir que la mise en oeuvre de cette stratégie se traduira par un niveau annuel moyen d'insertion professionnelle de l'ordre de «350.000 à 450.000 emplois» pour les jeunes dans le cadre de la création du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) «qui sera lancé dès le 2ème semestre 2008». Donnant un aperçu sur la situation économique du pays, Louh énumérera les facteurs favorables qui plaideront en faveur de cette stratégie. Il citera, pour appuyer ses propos, la maîtrise de l'inflation, la relance économique hors hydrocarbures, la stabilité du cadre macroéconomique... Quant aux contraintes, il cite comme obstacles majeurs, les déficits en main-d'oeuvre et le faible développement des métiers, l'inadéquation formation/emploi et l'environnement administratif et financier dont l'accès au crédit. Parmi les axes développés par le ministre figure la promotion de l'emploi de jeunes.  La nouvelle stratégie de promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage fait de l'insertion professionnelle son principal atout. A cet effet, le nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle devra régler un des principaux obstacles à l'insertion des jeunes. Trois types de contrats sont proposés. Il s'agit du contrat d'insertion des diplômés qui est destiné aux diplômés du supérieur (CID), un autre contrat concernera les jeunes du cycle secondaire et professionnel (CIP) et un troisième appelé contrat de formation insertion (CFI). Il s'agit généralement d'accompagner les diplômés et de les recycler sur site, de donner des formations de courte durée dans le cadre du contrat formation/emploi. Et enfin de les protéger juridiquement dès lors que l'Etat assurera leur prise en charge auprès des employeurs publics et privés et artisans. Il est à préciser que les demandeurs d'emploi sans qualification représentent un taux de 22% du total des chômeurs. Tayeb Louh a, par ailleurs, donné des estimations en matière de recrutement. Ainsi, 190.000 emplois permanents seront créés annuellement.
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