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Le forcing d'Algérie Poste



Le forcing d'Algérie Poste
Jusqu'au jour d'aujourd'hui, rien n'a été fait hormis la mise en place d'une clôture géante obstruant une bonne partie du trottoir de la rue Khemisti.Le temps est à l'action, d'autant que l'argent ne manque pas. Algérie Poste, qui est maître d'oeuvre dans le cadre de la rénovation de la Grande Poste d'Oran, vient de mettre en demeure l'entreprise en charge du chantier la sommant de se soumettre au cahier des charges et les clauses du contrat liant les deux entités, Algérie Poste et l'entreprise ayant été désignée.Deux mises en demeure ont déjà été adressées par Algérie Poste à l'entreprise chargée des travaux. Ces deux courriers incitent l'entreprise à éviter des retards dans la concrétisation du projet tout en l'invitant à garnir ses effectifs en moyens humains.Ce n'est pas tout. Les rédacteurs des deux mises en demeure ont accompagné leurs courriers par des menaces de passer à la résiliation systématique du contrat dans l'éventuel cas de la persistance de l'entreprise dans sa «léthargie». Jusqu'au jour d'aujourd'hui, rien n'a été fait hormis la mise en place d'une clôture géante obstruant une bonne partie du trottoir de la rue Khemisti.Cette situation perdure depuis près de deux années après le lancement des travaux axés essentiellement sur la rénovation. Or, le cahier des charges est explicite dans l'une de ses clauses en fixant toutes les conditions paraphées par l'entreprise ayant raflé le projet. Il s'agit entre autres du délai de réception du chantier qui a été fixé à 12 mois. L'entreprise est donc sommée de passer à l'action, sinon le projet lui sera confisqué.Ce forcing n'est vraisemblablement pas un fait du hasard. Il aurait été «perpétré» par la personne de la nouvelle ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Iman Houda Faraoun.Selon des indiscrétions, la ministre fraîchement installée à la tête du Mptic, est plus que décidée à assainir le département qu'elle guide. D'autant que ce secteur n'est pas sans susciter l'ire des citoyens, vu les médiocres services qu'il offre. A Oran, on ne parle que du nom de la ministre.Cette dernière, d'autant plus qu'elle est originaire de l'Oranie, connaît sans aucun doute tout dans la poste, ses points forts et ses points faibles. «Pour peu qu'elle mette de l'ordre dans un secteur aux services honnis par le commun des mortels», dira notre source proche d'Algérie Poste.La Grande Poste d'Oran, située dans la rue Khemisti, est, depuis la décision prise quant à sa rénovation, restée en l'état: en dégradation avancée. Malgré la détermination quant à la retaper, le projet n'a pas abouti à des actions concluantes vu les lenteurs, à commencer par les embûches administratives et les démarches qui ont suivi. Ainsi, le projet est passé par plusieurs avis d'appels d'offres et autres démarches au point où les responsables d'Algérie Poste ont décidé de la prise de mesures exceptionnelles allant de la révision du cahier des charges jugé très exigeant et la désignation d'une entreprise à qui confier le projet.En 2011, le ministre d'alors en charge de la Ptic a mis l'accent sur la nécessité d'accélérer la cadence des travaux tout en prenant en compte son aspect architectural.La Grande Poste d'Oran, remontant à l'époque coloniale, a ouvert ses portes en 1903. Aujourd'hui, elle n'est plus à présenter au petit citoyen. Le site est d'une grande importance sur le plan historique. La célèbre Recette principale (Grande Poste) d'Oran a fait l'objet d'une héroïque action nationaliste, le hold-up orchestré le 5 avril 1949 par le commando Bouchaïb, membre de la branche paramilitaire du Parti du peuple algérien, l'Organisation secrète (OS).Dans cette attaque armée, un pactole (à l'époque), avoisinant la coquette somme de quatre millions d'anciens francs français, venue des postes de l'Ouest, avait été récolté par Ahmed Bouchaïb, et remis à l'Organisation secrète.Cette somme avait servi à l'achat d'armes alors que les Centralistes se préparaient au déclenchement de la guerre de Libération nationale.


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