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Le fln rafle la mise



Le fln rafle la mise
Le Parti du Front de Libération nationale, qui a raflé 12 sièges en 2012, a répété son objectif mais cette fois en se taillant un lot de 15 sièges parlementaires sur les 19 représentant la wilaya d'Oran à l'Assemblée populaire nationale. Il est suivi par le parti de Ouyahia en emportant deux siéges. Malgré tous les appels lancés aussi bien par les partis politiques que par l'administration plaidant pour un engouement massif, le vote s'est traduit par un résultat-sanction jamais vu auparavant.Le taux de participation n'a pas franchi le seuil de 45,64% des votants ayant jugé utile d'accomplir ce qui est appelé le «devoir de citoyenneté». Contrairement au scrutin de 2012 où la participation a tourné autour de 50%, les joutes du 4 mai ont donc dégringolé de plusieurs crans. Autrement dit, plus de 55% du un million d'inscrits ont boudé les urnes. Cela dénote encore une fois que les électeurs sont peu portés sur les législatives. C'est dire que les Oranais ont transformé le jeudi électoral en une simple journée de fin de semaine pour se prélasser.De petits exemples d'un tel vote sanction dénotent que les Oranais; malgré le fait qu'ils sont politisés, ne croient plus au discours politico-politicien, qui selon plus d'un, repose essentiellement sur des promesses sans lendemain. Ainsi, l'on a noté que le taux de participation n'a pas dépassé 3% dans le centre de vote Abane-Ramdane, 17% dans le centre du boulevard Maâta-Habib (ex-Valero) et 18% dans le centre Jules -Renard. Les explications sont multiples et variées. En un mot, le malaise social et la mal-vie ont motivé plus d'un à ne pas se rendre aux urnes. Toutes les mesures annoncées n'étaient en réalité qu'une poudre d'escampette déroutant les esprits en faisant croire à un jeu sain, loin des taches le maculant. Délibéré ou involontaire, d'aucuns ne peuvent avancer quoi que ce soit tant que les deux citadelles devant juger le niveau de la salissure ou encore apprécier la netteté du scrutin tout en le validant sont devenues inexpugnables, voire plus: c'était difficile à joindre les membres des composantes ne serait-ce que deux pour une petite explication pouvant tirer au clair des défaillances en série soulevées verbalement, le jour du vote, par plusieurs formations en lice. Ainsi, les hommes et femmes des médias ont à la fois sué et peiné dans l'exercice de leur métier dont le seul but et est demeure d'informer et rapporter fidèlement l'information. La Haute Instance de supervision des élections, dont sa composante est constituée de magistrats, s'est figée dans son «bunker» situé dans la cité Es Sedikia, pas loin de la bibliothèque communale. Dans cette citadelle, glaner l'information relevait du parcours du combattant. «Tout le monde est occupé par le vote», a-t-on eu droit comme réponse.L'autre couac a été orchestré par l'administration ayant pris de longs mois dans les préparatifs du scrutin. Tout comme la Haute Instance de supervision, cette administration est rompue et corrompue dans son jeu éternel en communiquant des informations distillées au compte-gouttes laissant les journalistes sur leur soif, courant à tort et à travers sans pouvoir avoir la confirmation ni l'infirmation du train des événements arrivant en vrac à partir des centres et bureaux de vote. Comme à son habitude, l'administration, ayant pris tout son temps dans les préparatifs du vote, s'est contentée de fournir tardivement des sondages recueillis à partir des centres de vote avant de faire le calcul final de la wilaya.
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