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Le fléau n'épargne aucun pays Les ravages de la corruption



Le fléau n'épargne aucun pays                                    Les ravages de la corruption
Crime - La corruption était considérée comme un acte antisocial, antirévolutionnaire et même antialgérien.
Il est temps de recadrer le problème et d'en finir avec cette injustice qui nous fait tellement de tort, à savoir que la corruption est une spécificité de notre pays.
C'est vrai en partie et prétendre le contraire serait une hérésie. Mais, il y a une nuance : nous n'échappons pas à la règle car tous les Etats de la planète souffrent, aujourd'hui, du même phénomène.
Ce n'est donc pas une dérive typiquement algérienne, cette corruption, mais le produit de comportements venus d'ailleurs.
En plus d'être strictement interdite par le Coran, la corruption qui n'existait presque pas au lendemain de l'indépendance, était considérée comme un acte antisocial, antirévolutionnaire et même antialgérien.
Vous aurez beau consulter les archives des tribunaux ou des vieux journaux de l'époque, les affaires ayant trait à ce genre de délits sont plutôt rares et se comptent sur les doigts de la main.
Sans entrer dans des domaines que nous ne connaissons pas et dont nous maîtrisons mal sinon pas du tout les tenants et les aboutissants, nous pouvons d'ores et déjà, limiter le problème aux acteurs eux-mêmes : les corrupteurs et les corrompus qui sont liés par nature car il ne peut y avoir de corrompus sans corrupteurs et il ne peut y avoir de corrupteurs sans corrompus.
Si nous affinions la question, on s'apercevrait par exemple que les deux groupes d'individus sont complémentaires et se tiennent, comme on dit, par la barbichette.
«Tu me donnes ce que je veux et je te donne ce que tu n'as pas.»
Même s'ils n'ont pas les mêmes intérêts, les deux groupes se rejoignent dans la même convoitise.
Curieusement, c'est le développement du pays qui va servir de déclenchement et ouvrir la boîte de Pandore. Le premier plan quadriennal des années 67 aiguisera bien des appétits et mettra pour la première fois en compétition le monde du pouvoir (l'administration qui dispense les budgets et paie les marchés) et le monde de l'avoir (les entreprises, les entrepreneurs et les businessmen). Rien de bien méchant et les apparences seront sauvegardées.
Quelques petites fortunes seront discrètement montées sous forme de demeures et de voitures mais sans ostentation particulière.
Les choses prendront une autre tournure et une autre dimension dès lors que les besoins de l'Algérie sont immenses et dans tous les domaines, en matière de transport, de communication, de postes, de construction, de routes, de ponts, d'hydraulique. Les journaux regorgent quotidiennement d'avis d'appels d'offres nationaux et internationaux. Le pays, en quelques années, se transforme en chantier, toutes les expériences et toutes les compétences sont sollicitées au point que les grands projets structurants sont confiés carrément à une main-d''uvre étrangère.
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