"User de la force et des procédés répressifs contre les manifestants pacifiques, comme ce fut le cas aujourd'hui à Alger, ne fera que rendre le malaise plus insoutenable et la solution plus périlleuse à cerner", note le responsable du FFS dans publication postée sur sa page facebook. Pour ce dernier, "aucune solution n'est envisageable ou viable, en dehors de l'instauration d'un système démocratique et social".C'est dans cet esprit de "combat pacifique pour le changement" que le FFS continue à "revendiquer et avec force l'instauration d'un dialogue national et véritable pour endiguer cette crise multiforme qui dure depuis des décennies", soutient le Dr Belahcel.
Dans son message de félicitations aux travailleuses et aux travailleurs qui luttent, à l'occasion de la célébration de la Journée internationale des travailleurs le 1er Mai, le membre de la direction du FFS a tenu à souligner que cette journée commémorative et universelle, qui intervient cette année dans le pays, au lendemain d'un "énième vendredi révolutionnaire", rappelle chaque année "les innombrables sacrifices des travailleuses et travailleurs à travers le monde pour s'affranchir de l'exploitation, de l'indifférence et du mépris".
Mettant en exergue l'attachement des Algériens à leur révolution pacifique jusqu'à la chute du régime politique en place, le Dr Belahcel relève que "malgré les contraintes du mois sacré, la répression injustifiable et la multiplication des man?uvres de toutes parts, le peuple algérien continue à marcher et à revendiquer le changement radical du système et l'avènement de la deuxième République".
Selon lui, les années passent, mais le combat reste le même. Preuve en est, malgré les acquis et certaines avancées dans l'amélioration des conditions de travail et de vie pour les employés, "il est navrant de constater le maintien des monopoles économiques, la prolifération des réseaux oligarchiques et la mondialisation du phénomène du travail précaire et du chômage galopant".
Evoquant le système économique de notre pays, le responsable du FFS estime que celui-ci "déjà fragilisé par une dépendance intégrale à la rente pétrolière est au bord du gouffre", déplorant qu'"il décline jour après jour, occasionnant ainsi une avalanche incontrôlable de faillite généralisée dans tous les compartiments socioéconomiques".
Afin d'étayer ses propos, il soutiendra que "le monde du travail souffre et suffoque", arguant qu'"en plus des conditions de travail insoutenables, de la précarité des emplois, de la persécution du mouvement syndical, s'ajoute la décroissance vertigineuse du pouvoir d'achat".
Le Dr Hakim Belahcel déplore, en outre, que la récession économique mondiale, conséquence directe de la pandémie de Covid-19, "est en train de frapper de plein fouet notre souveraineté économique nationale". Et d'ajouter que "ce phénomène est malheureusement ressenti par l'ensemble du peuple algérien sans exception, transformant le quotidien du citoyen lambda en un éternel cauchemar, lorsqu'il n'est pas une atroce lutte pour la survie et pour la dignité". Il s'agit, selon lui, d'un "malaise généralisé" qui a d'ailleurs induit plusieurs mouvements sociaux, paralysant ainsi, plusieurs secteurs "qui étaient déjà anéantis par une gestion chaotique et inconséquente des responsables".
Enfin, le membre de l'instance présidentielle du plus vieux parti de l'opposition en Algérie réaffirme que "le FFS continuera à dénoncer toutes les injustices et toutes les mesures scélérates et dangereuses qui ont ruiné notre économie et exposé notre indépendance à toutes les tentations néo-colonialistes".
KAMAL OUHNIA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamal OUHNIA
Source : www.liberte-algerie.com