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Le Festival du film arabe d'Oran "exporté" vers Hassi Messaoud



Le Festival du film arabe d'Oran
Alors que l'austérité a touché le secteur de la culture, un nouveau festival a été créé dans le Grand Sud. Ce n'est pas la renaissance du festival de Taghit ni Mehri qui lance son festival dans le Sud ou encore Belkhadem qui s'est converti dans la culture, mais bien l'équipe du Festival du film arabe d'Oran, basée à Alger qui a déplacé son programme et ses relais cinématographiques vers le Sud algérien avec le soutien de quelques entreprises pétrolières étrangères et locales. Le budget a atterri chez l'Association Lumières qui commence ainsi une carrière d'organisation de spectacle, après avoir commencé une exposition de cinéma à travers les 48 wilayas. C'est de bon augure, sachant que les gens du Sud n'ont aucun contact avec le monde du cinéma. Seulement voilà, au lieu d'ouvrir le Grand Sud au cinéma du monde, ils ont exporté les films sélectionnés lors du Festival du film arabe d'Oran, notamment les 10 films arabes, présélectionnés aux Oscars 2017 dans la catégorie «Meilleur film étranger». Et pour combler l'échec de la sortie du film Le Puits de la course aux Oscars, on a ressorti du coffre la statuette en or de l'Oscar décroché par le film Z de Costa Gavras (en l'absence du réalisateur). C'est Ahmed Rachedi qui a rappelé aux producteurs égyptiens et aux stars syriennes que l'Algérie reste le seul pays arabe qui a remporté un Oscar à Hollywood. Même Lotfi Bouchouchi qui était dans la salle a regretté ne pas figurer dans la liste des neufs films retenus pour les Oscars 2017. Les recalés des Oscars auront leur moment de gloire dans la base de vie de Hassi Messaoud. Avec la présentation du film Le Puits, le film 3000 nuits de la Palestinienne May Masri, Kethir Kbir, du Libanais Merjane Bouchaya, Barka Toukabilou Barka, du Saoudien Mahmoud Sebbagh, ainsi qu'Ichtibak, de l'Egyptien Mohamed Diab. Sans oublier, le pssage obligé des films algériens sur la révolution, Zabana, de Saïd Ould Khelifa, Lotfi, d'Ahmed Rachedi, Hors la loi, de Rachid Bouchareb et Patrouille à l'Est, de Amar Laskri, mais aussi les films contemporains L'envers du miroir, de Nadia Laâbidi, et Harraga Blues, de Moussa Haddad. Faute de briller à Hollywood, on allume sa flamme pétrolière à Hassi Messaoud, dans l'espace vaste où le cinéma n'a pas sa place. Le Grand Sud algérien qui a donné des films Louss de Benhadj, Thé au Sahara de Bernardo Bertolucci, Chronique des années de braise de Lakhdar Hamina et surtout Vent de sable du même réalisateur, n'ont pas été vus par le public du Sud, qui s'est contenté d'un programme copier-coller d'Oran, de Constantine et de Annaba.[email protected]/* */
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