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Le diabète en milieu professionnel débattu



Le diabète en milieu professionnel débattu
Qu'en est-il du diabète en milieu professionnel dans notre pays et par voie de conséquence quelles peuvent être ses répercussions sur la santé des salariés, l'entreprise et les caisses de Sécurité sociale ' Des interrogations qui ont été au c?ur d'une journée d'étude organisée ce mercredi à Oran en collaboration avec un laboratoire de recherche sur le travail de l'université de Mostaganem, la direction régionale de la Cnas et de la santé de la wilaya d'Oran, et l'Inspection du travail. Le constat, largement partagé, est celui d'une médecine du travail, très peu présente dans les entreprises algériennes excepté pour quelques grandes sociétés, qui ne mesure pas l'ampleur de cette maladie chronique et donc ne prend pas en charge, sur leurs lieux de travail, les salariés souffrant de diabète. Les seules données fiables émanent de la Cnas qui a recensé, pour la wilaya d'Oran, 14 672 salariés déclarés et souffrant de diabète sur une population active de 339 622 salariés. Au total, entre actifs retraités et ayants droit, les diabétiques sont au nombre de 55 915 bénéficiant d'une prise en charge à 100%. Le directeur de l'Inspection du travail présent à cette rencontre reconnaîtra que les données sont quasi inexistantes. "Nous constatons, à travers les sorties sur terrain de nos inspecteurs, que dans chaque entreprise, il existe au moins 10 salariés diabétiques. Nous devons clôturer très prochainement une enquête dans ce sens" et notre interlocuteur de poursuivre : "aujourd'hui, rien dans la loi n'empêche un salarié diabétique de travailler, mais par contre il est prévu des dispositions particulières pour préserver la santé du salarié et l'employeur est tenu de les respecter pour préserver l'intégrité de son employé". Parmi les mesures évoquées, les postes de travail spécifiques qui ne peuvent pas être tenus par un salarié diabétique, comme le travail posté, le travail de nuit, sur les chantiers en hauteur, les emplois de chauffeurs et bien d'autres. Par ailleurs, la médecine du travail est tenue de contrôler deux fois par mois l'état des salariés et de faire leur suivi médical et faire respecter, dans les cantines, les régimes alimentaires auxquels sont soumis les salariés. Pour un autre intervenant, il est urgent que dans chaque entreprise, il y ait bien un médecin du travail ce qui sera un plus pour l'entreprise, les salariés et les caisses sociales alors que des DRH d'entreprises ont souligné le manque de médecins sur le marché de l'emploi.D. LOUKIL


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