Le wali
Abdelmalek Boudiaf a déclaré jeudi dernier que «les autorités locales seront
inflexibles» au sujet de l'opération de démantèlement des «bidonvilles» qui
ceinturent la cité, dont le démarrage est prévu le 8 avril prochain et qui se
prolongera jusqu'à la fin de l'année en cours.
Il en existe
officiellement, à titre de rappel, 66 sites intra-muros et 214 répartis à
travers l'ensemble du territoire de la wilaya.
S'agissant d'une manière particulière des
«indus occupants» de ce vaste conglomérat d'habitats précaires, celui-ci a dit
«que ceux qui croient avoir trompé notre vigilance en estimant avoir réussi de
s'infiltrer à travers les mailles du filet des contrôleurs, et réussi à ériger ces
inqualifiables habitations, font fausse route». Ajoutant dans le même sillage
«que l'on sache dès à présent que ces indus occupants ne bénéficieront d'aucune
sorte de complaisance, et devront prendre leurs dispositions dès à présent,
afin de prévoir un autre pied-à-terre, car les listes des potentiels
bénéficiaires appelés à être délocalisés tout prochainement vers de nouveaux
logements, sont dûment finalisées». Celui-ci lançant en guise de «sévère
avertissement» que «force restera à la seule loi de la République, inaliénable
et au-dessus de tous, et, par voie de conséquence, nous ne tolérerons aucun
accroc ni le moindre impair à cet égard, qu'on se le dise».
Ajoutant que «les autorités locales de la
métropole de Constantine, à l'instar de celles d'Alger et d'Oran concernées
également par le projet présidentiel de modernisation, qui a bénéficié d'un
budget consistant, se doivent d'en finir une bonne fois pour toutes avec cette
si mauvaise habitude de «gourbisation» en plein décalage avec ce qu'elles veulent
faire en matière de modernité. Il est grand temps que cela cesse, c'est là une
préoccupation que l'on doit tous, chacun à son niveau, impérieusement,
appréhender sous le sceau de la priorité absolue.» Le wali qui s'est dit
parallèlement «intimement convaincu de la tâche qui m'est dévolue, même si
cela, je le sais, semble ne pas plaire à certains cercles excessivement
frileux. Celle-ci sera menée à bien, quelles qu'en soient les éventuelles
difficultés». Et de réitérer que le «rendez-vous d'avril prochain constitue le
point de départ d'une mise à niveau radicale du paysage de la ville».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Nasser Foura
Source : www.lequotidien-oran.com