Hormis l'université de l'USTO Mohamed-Boudiaf, dont certains enseignants et étudiants ont répondu à l'appel à la grève générale de trois jours, tous les autres secteurs ont fonctionné normalement, selon ce que Liberté a constaté. En fin de matinée, une centaine d'étudiants de l'USTO portant le drapeau national ont quitté l'université pour une petite marche dans les environs immédiats, avant de réintégrer le campus où ils ont continué de manifester au niveau de différents départements, et ce, contrairement aux autres universités et instituts de l'enseignement supérieur où la vie a suivi son cours normal.Pour le reste, à Oran-ville comme dans les communes environnantes, aucun signe de suivi de la grève, et l'ambiance ne contrastait aucunement avec celle de jours ordinaires. L'ensemble des magasins était ouvert et les administrations publiques ont fonctionné normalement. Les quelques commerçants, interrogés à ce sujet, ont affirmé n'avoir été destinataires d'aucune recommandation à baisser rideau, même s'ils sont, pour la plupart, des hirakistes convaincus de la nécessité du changement. Décrétée davantage sur les réseaux sociaux que réellement structurée par une partie prenante de la classe socio-politique nationale, la grève de trois jours n'a ainsi eu que très peu d'écho dans la capitale de l'Ouest.
Et c'est peut-être là que réside cette problématique d'adhésion à un appel dont personne, au demeurant, ne connaît l'origine exacte. Ce qu'un buraliste du centre-ville a relevé en soulignant que le suivi ou non de cet appel peut encore être contre-productif à la lecture des résultats de la mobilisation et donner une image de division du mouvement populaire.
S. O.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S O
Source : www.liberte-algerie.com