Le Culte de Dieu
«Lorsque le secours de Dieu vient, ainsi que la victoire, et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion de Dieu, exalte ton Seigneur par la louange et implore son pardon !
En vérité, Il accueille volontiers le repentir ». En zû-l-hijja de l’an 10 de l’Hégire (mars 632), le Prophète accomplit son dernier pèlerinage à La Mekke, ‘Arafat, Minâ : «Le Pèlerinage de l’Adieu» (Hajju-l-Wadâ’). Dans le sermon qu’il prononce à cette occasion, il réitère les prescriptions de Dieu en mettant l’accent sur le respect et la reconnaissance des droits de la femme, la fraternité humaine, la condamnation du racisme , l’égalité des hommes, leur différence n’étant fondée que sur le mérite, la vertu et la foi. Le Coran est proclamé comme un testament intangible et impérissable et un témoignage de la miséricorde divine envers tous les hommes. Puis il termine par la récitation du verset : «Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, je vous ai comblés de Mon bienfait et ai agréé l’Islam comme doctrine religieuse pour vous». Sa mission est ainsi reconnue accomplie. Le 13 rabi’ de l’an 11 de l’Hégire, au début de l’après-midi (8 juin 632), il rend le dernier soupir, après voir dit d’une voie à peine perceptible à sa fille Fâtima qui s’affligeait à ses côtés: Pour moi l’affliction est finie ! Dieu… oui… avec le Compagnon le plus élevé…» Ce furent ses derniers mots. Sa mort provoque un immense désarroi, voire des dissensions parmi les croyants. ‘Umar veut la tenir secrète. Mais ‘Abou Bakr que le Prophète avait déjà chargé de diriger la prière durant sa maladie, refuse, monte sur la chaire de la mosquée et prononce dans le tumulte, d’une voix forte et claire, devant les croyants rassemblés, un grand discours resté célèbre par son préambule, tiré du Coran : (3 – 144 – 145). « Muhammad n’est qu’un Prophète que d’autres Prophètes avaient déjà précédé ! Retourneriez-vous sur vos pas, s’il mourait (d’une mort naturelle) ou s’il était tué ? Retourner sur ses pas, ne nuit en rien à Dieu qui récompensera ceux qui sont reconnaissants. Personne ne peut rendre l’âme, sans la permission de Dieu, au terme préfixé par écrit ». Et depuis des siècles, des millions de femmes et d’hommes de toute race, de toute condition, de tout âge et dans toutes les langues du monde, témoignent que Muhammad est l’envoyé de Dieu, qu’il a transmis fidèlement la révélation qu’il avait reçue de Lui. Du haut d’innombrables minarets, des muezzins témoignent, après le Noir Bilâl, premier muezzin de l’Islam et qui avait tant souffert pour sa foi, que «Dieu est grand, unique, que Muhammad est Son Message », appelant l’humanité tout entière au culte de Dieu, à la paix et à la félicité de la foi.
La ferveur que portent ces millions d’hommes et de femmes à travers les siècles, les pays et les générations au souvenir de Celui à qui ils doivent la bonne direction (hudâ), la voie droite (Asirât al mustaqîm) qui mène vers Celui à qui ils se sont soumis et livrés en toute confiance (muslimûm), vers Dieu dans Sa majesté et Son unicité, a été exprimé d’une manière magistrale par le poète panégyriste al-Bûsîri (m. 695/1296) en des vers dont la traduction ne saurait rendre le souffle, ni les rythmes : «MOhamed est le Seigneur des deux mondes des deux races (visibles invisibles) et des deux nations : les Arabes et les non-Arabes. C’est lui notre Prophète : il a ordonné le bien et défendu le mal. Nul ne fût plus véridique que lui dans ses négations et ses affirmations. C’est lui l’ami de Dieu en l’intercession de qui on peut espérer contre toutes les angoisses. Il a surpassé les Prophètes par ses dons physiques et sa grandeur morale. Ni en science, ni en longanimité, ils ne sauraient l’égaler ».
Dr dalil Boubakeur
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com