Oran - Revue de Presse

Le Coran est un tout non fractionnable



Le Coran est un tout non fractionnable Aucune différence n’est à prendre en considération entre ces titres, puisqu’ils s’inscrivent toutes dans le cercle des Ordres d’Allah et de Ses interdits. Celui qui ouvre le Coran et lit sourate al-Fâtihah puis procède à la lecture de sourate Al-Baqarah tombe d’emblée sur la description des gens pieux et bien guidés par le Livre d’Allah : «ceux qui croient au Ghayb, accomplissent la prière et dépensent [dans l’obéissance à Allah], de ce que Nous leur avons attribué». Ainsi le Crédo (croire au ghayb) a-t-il été associé à l’aspect cultuel (accomplir la prière) et à l’aspect économique «dépenser des biens qu’Allah a attribués». De la même façon, dans tout le Coran, nous trouvons que la description des croyants et des gens pieux et bienfaisants ne sépare jamais ces aspects comme cela peut se constater clairement au début de sourate Al-Anfâl (versets 2 à 5), au début de sourate Al-Mu’minûn (versets 1 à 11), au milieu de sourate Ash-Shûrâ (versets 36 à 39). Il en est de même pour ce qui est de la description des Serviteurs du Miséricordieux dans sourate Al-Furqân (versets 63 à 76) et dans la description des Bienfaisants dans sourate Adh-Dhâriyât (versets 15 à 19) et d’autres. Nous trouvons des exemples similaires concernant les ordres, les interdits et les commandements d’Allah tels que les dix commandements de sourate Al-An‘âm : «Dis : Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit» et tels que les recommandations de sagesse de sourate Al-Isrâ’ : «et ton Seigneur a décrété : n’adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère». Tous ces versets réunissent croyance, culte, bonnes manières et comportement, concernant à la fois la religion et la vie matérielle, concernant l’individu, la famille et la société, dans un même propos sans aucune dissociation de ces facettes. Parfois le Coran utilise la même formulation pour ordonner des choses que les gens considèrent comme étant différentes car relevant de domaines différents : «On vous a prescrit le talion au sujet des tués», «On vous a prescrit, quand la mort est proche de l’un de vous et s’il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C’est un devoir pour les pieux.», «On vous a prescrit le jeûne comme il a été prescrit à vos prédécesseurs afin que vous atteigniez la piété» et «On vous a prescrit le combat alors que vous le détestez». Il s’agit là d’une même formulation «kutiba `alaykom» (on vous a prescrit) dénotant du devoir et du caractère obligatoire. Elle a été employée au sujet des meurtres dans le code pénal, au sujet du testament qui relève du statut personnel et des affaires familiales, au sujet du jeûne qui fait partie du culte et au sujet du combat qui relève des relations internationales. Tous ces aspects font partie des prescriptions obligatoires pour les croyants.   Suite et fin Cheikh Youssouf El Qaradaoui
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