Oran

Le contrat de la société italienne résilié



Le contrat de la société italienne résilié
Les retards sont imputables à la lourdeur des carcans réglementaires, mais aussi à la bureaucratie entourant la mise en ?uvre des procédures par les administrations sectorielles.Oran a bénéficié, ces deux dernières années, d'un projet de restauration des immeubles coloniaux, ornant le centre-ville et qui ont perdu leur éclat d'antan. A cet effet, les autorités locales ont fait appel à des sociétés étrangères, principalement espagnoles et italiennes, dont l'expertise et l'expérience dans le domaine de la restauration architectural sont incontestables. Cependant, après plus d'un an et demi du début des chantiers, les sociétés de restauration ont été mises dos au mur.Pour cause, des clauses floues dans les contrats qui lient la mairie d'Oran aux restaurateurs étrangers, ces derniers n'ont pas signé de contrat concernant certains immeubles à restaurer, au point que, aujourd'hui, une forme de recadrage et de remise à l'ordre s'impose. De plus, le retard flagrant du payement des montants des travaux déjà accomplis. Résultat, le chantier phare de cette opération de lifting, qu'est le mythique hôtel de ville (Dar Sbouâa), est à l'arrêt, puisque le contrat de la société italienne, chargée d'accomplir la réhabilitation de l'édifice, vient d'être résilié.Selon des sources proches du dossier, un appel d'offres sera lancé incessamment afin de désigner une nouvelle société qui achèvera les travaux. Pour les Oranais, cela devient inquiétant, puisque l'ex-APC d'Oran, ce magnifique édifice dont les escaliers majestueux sont faits d'un marbre rare, le plafond de la salle des fêtes était gracieusement orné d'allégories, de peinture et de stucs qui sont de véritables chefs-d'?uvre.L'entrée majestueuse de la mairie est embellie par la garde de deux lions sculptés par l'artiste animalier français Auguste Caïn (1886), risque de connaître le même sort que l'hôtel Châteauneuf et la mosquée Ibn Badis, dont les travaux traînent toujours en longueur. Un ancien commerçant installé à la place d'Armes dira en ces termes : «Ecoutez, je vais être direct, les responsables ne sont pas à la hauteur de la commune d'Oran.» Rappelons que, pour sauvegarder ce joyau, qui fait la fierté des Oranais, une somme de 60 milliards de centimes a été allouée en 2012 par l'Etat, autrement dit, ce n'est pas l'argent qui manque, mais plutôt le savoir-faire.


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