Le Consul du Royaume d'Espagne a indiqué, dans l'après-midi de samedi, à
la salle de conférence de l'Institut Cervantès, que la coopération entre
l'Algérie et son pays est appelée à connaître un bond en avant. Le diplomate, qui
est intervenu lors d'une rencontre à laquelle ont assisté des chefs
d'entreprises espagnoles opérant à Oran, des universitaires oranais, n'a pas
hésité à employer les termes de « moment stratégique » concernant le proche
avenir de ces relations.
Et d'expliquer: «Après trois décennies de miracle économique espagnol, ce
pays traverse en ce moment une période de transition». Cette transition dicte à
son pays de se tourner davantage vers son environnement, laissera-t-il entendre.
L'Algérie et en particulier l'Oranie est considérée
comme faisant partie de cet environnement immédiat du royaume ibérique. En
dehors de cette proximité géographique, d'autres facteurs plaident pour le
renforcement des liens entre les deux pays. Il citera notamment « les liens
culturels» en mesure de stimuler les «liens économiques». «Il y a un Institut
Cervantès à Oran et pas à San Francisco», avancera-t-il comme argument de
l'importance qu'accorde son pays à la coopération avec son voisin du Sud. Dans
son entendement, il ne s'agit pas d'une simple coopération au sens traditionnel
du terme, mais d'un « tissu » de relations qu'il faut densifier.
Concrètement et en réponse à un enseignant de la langue espagnole présent
lors de cette rencontre, le Consul a laissé entendre que le principe de
l'ouverture prochainement d'une école doctorale en langue espagnole, soutenue
par l'Espagne est acquis. «Reste les modalités pratiques » à accomplir, ajoutera-t-il.
«La coopération universitaire est l'axe de notre coopération», lance le
diplomate, avant de s'étaler sur l'exemple d'Erasmus concernant l'Union
européenne. Pour plaider cette cause (l'ouverture de cette école), cet
enseignant a rappelé que la langue espagnole a attiré le plus d'inscrits cette
année au niveau de l'Université d'Oran. Autrement dit, elle a déclassé la
langue française, dominante jusqu'ici, pour des raisons historiques.
Présent, un dirigeant de l'entreprise Seor a
fourni quelques chiffres sur son entreprise. L'on apprendra qu'elle emploie
quelque 2.500 Algériens entre cadres, techniciens et agents d'exécution. L'on
apprendra que son entreprise a envoyé une équipe de techniciens à Tamanrasset
pour prêter main-forte aux techniciens locaux qui travaillaient sur le projet
d'adduction de l'eau à cette ville. Il a signalé aussi l'envoi des équipes tout
récemment à El-Bayadh, dans le cadre de la solidarité
avec les populations de cette ville sinistrée. De son côté, un cadre de Fertial, entreprise produit d'un partenariat algéro-espagnol, indiquera que son employeur assure
actuellement 60% des besoins de l'agriculture algérienne en fertilisants. Dans
sa présentation, s'apparentant à une page de réclame, il affirmera que Fertial s'apprête à recruter 130 jeunes diplômés
universitaires.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com