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Le Cnes dénonce le statu quo



Le Cnes dénonce le statu quo
Le Syndicat des enseignants universitaires se montre critique vis-à-vis de la situation de l'université. Il dénonce le statu quo de la tutelle affirmant que les enseignants demeurent sceptiques sur l'avancée de certains dossiers.Le Syndicat des enseignants universitaires se montre critique vis-à-vis de la situation de l'université. Il dénonce le statu quo de la tutelle affirmant que les enseignants demeurent sceptiques sur l'avancée de certains dossiers.La dernière évaluation du bureau de coordination du Cnes a rompu le silence en déplorant "les contradictions entre le discours officiel et ce que vit l'université". Pour commencer la situation du régime salarial est estimée "dégradante" pour certaines catégories d'enseignants au point où les maîtres-assistants ne perçoivent que 46.000 DA alors que les chargés de cours ne dépassent pas les 80.000 DA.Pour le bureau syndical "ce n'est pas une sinécure pour ce genre de traitement" en dénonçant à cet effet "une politique d'austérité qui concerne un secteur aussi stratégique que celui de l'Enseignement supérieur". Au bout du compte, les syndicalistes tentent de défendre "une dignité à travers la valorisation du statut de l'enseignant" en proposant carrément de revoir la manière avec laquelle ont été confectionnés le statut et le régime de rémunération.De même qu'ils y voient un autre malaise dans « la baisse des budgets de la recherche » qui vont se traduire par une dévalorisation des travaux de recherches à terme. Pour ce qui est du système LMD tant décrié, les universitaires estiment que "ce mode d'enseignement a été dévoyé" même si l'intention du ministre Tahar Hadjar a été d'appeler la communauté universitaire à "l'enrichir par de nouvelles propositions". Jusque-là, ce système n'a pas bénéficié d'une véritable évaluation depuis son introduction. Et de ce fait, le Cnes appelle à "un véritable débat sur la question". Mais pour eux, c'est le dialogue avec la tutelle qui reste rompu et les incompréhensions se multiplient autour de déclarations ministérielles qui n'indiquent pas globalement que le partenaire social est satisfait. Avec ce marasme et l'impasse devant laquelle se trouve confrontée la situation des enseignants, il ne reste que l'action de la rue selon les propos du syndicat.Pour l'heure, les actions de protestations ont été reportées sine die, mais rien n'empêchera une démonstration publique si la tutelle n'appellelle pas le partenaire social autour des axes qui ont été déjà tracés dans la plate-forme revendicative.Du côté de la tutelle, la priorité du dialogue n'est pas ignorée mais pour parer au plus urgent, le ministère tentera d'expliquer les tenants et les aboutissants sur son "silence" autour de dossiers qui n'ont pas été réglés depuis. En face des enseignants intransigeants sur leurs préoccupations, Tahar Hadjar aura du pain sur la planche et devra composer avec l'instance syndicale s'il ne veut pas voir grossir la protesta.La dernière évaluation du bureau de coordination du Cnes a rompu le silence en déplorant "les contradictions entre le discours officiel et ce que vit l'université". Pour commencer la situation du régime salarial est estimée "dégradante" pour certaines catégories d'enseignants au point où les maîtres-assistants ne perçoivent que 46.000 DA alors que les chargés de cours ne dépassent pas les 80.000 DA.Pour le bureau syndical "ce n'est pas une sinécure pour ce genre de traitement" en dénonçant à cet effet "une politique d'austérité qui concerne un secteur aussi stratégique que celui de l'Enseignement supérieur". Au bout du compte, les syndicalistes tentent de défendre "une dignité à travers la valorisation du statut de l'enseignant" en proposant carrément de revoir la manière avec laquelle ont été confectionnés le statut et le régime de rémunération.De même qu'ils y voient un autre malaise dans « la baisse des budgets de la recherche » qui vont se traduire par une dévalorisation des travaux de recherches à terme. Pour ce qui est du système LMD tant décrié, les universitaires estiment que "ce mode d'enseignement a été dévoyé" même si l'intention du ministre Tahar Hadjar a été d'appeler la communauté universitaire à "l'enrichir par de nouvelles propositions". Jusque-là, ce système n'a pas bénéficié d'une véritable évaluation depuis son introduction. Et de ce fait, le Cnes appelle à "un véritable débat sur la question". Mais pour eux, c'est le dialogue avec la tutelle qui reste rompu et les incompréhensions se multiplient autour de déclarations ministérielles qui n'indiquent pas globalement que le partenaire social est satisfait. Avec ce marasme et l'impasse devant laquelle se trouve confrontée la situation des enseignants, il ne reste que l'action de la rue selon les propos du syndicat.Pour l'heure, les actions de protestations ont été reportées sine die, mais rien n'empêchera une démonstration publique si la tutelle n'appellelle pas le partenaire social autour des axes qui ont été déjà tracés dans la plate-forme revendicative.Du côté de la tutelle, la priorité du dialogue n'est pas ignorée mais pour parer au plus urgent, le ministère tentera d'expliquer les tenants et les aboutissants sur son "silence" autour de dossiers qui n'ont pas été réglés depuis. En face des enseignants intransigeants sur leurs préoccupations, Tahar Hadjar aura du pain sur la planche et devra composer avec l'instance syndicale s'il ne veut pas voir grossir la protesta.
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