Oran - A la une

Le Club des cardiologues organise son congrès



Le congrès du Club des cardiologues a été ouvert, jeudi en fin de journée, à l'hôtel Sheraton à Oran.Cette rencontre de haut niveau, prévue sur deux jours, a été marquée par la présence des deux ministres concernés, Abdelmalek Boudiaf pour la santé et Mohamed El Ghazi pour le travail et la sécurité sociale. Des spécialistes de plusieurs pays notamment de France et de Tunisie mais aussi du Maroc, du Sénégal et de Mauritanie devaient prendre part à cette 16e édition pour débattre de plusieurs thématiques liées à la cardiologie.L'enseignement post universitaire est le souci exprimé par le Pr Kara dans son allocution d'ouverture. Celui-ci est revenu sur les conditions qui ont présidé à la naissance de ce Club dans un contexte difficile du début des années 1990. Le Club a d'abord activé dans la région Ouest et se félicite aujourd'hui de l'uniformisation, à titre d'exemple, de la prise en charge de l'hypertension et cela qu'on soit à Oran ou dans les localités les plus reculées. Le Pr Kara, évoquant la douleur thoracique et la thrombolyse, estime également que, depuis une quinzaine d'années, entre 5000 et 6000 patients ont été traités dans la région Ouest. Ce chiffre tient compte du fait que les maladies cardiaques soient un facteur de mortalité important dans le monde mais aussi en Algérie.L'autre aspect évoqué concerne la sécurité sociale en rappelant qu'entre 1992 et 2001, une convention entre la CNAS et la chirurgie cardiaque a été testée et le problème a été pris en charge après cette date avec 12 ou 13 cliniques qui sont aujourd'hui conventionnées. L'intervenant déplore néanmoins l'inexistence de statistiques fiables sur les pathologies cardiaques. «La cardiologie est un chantier très important pour les autorités», estime le ministre de la Santé évoquant une première rencontre organisée à Blida en 2015 mais qui n'a pas abouti aux résultats escomptés. «Des équipes travaillent en ce moment pour l'organisation d'une deuxième rencontre qui pourrait se tenir à Oran», assure-t-il en insistant sur la nécessité de jumeler les structures sanitaires nationales avec les compétences internationales en citant les cas des accords récents avec les Américains.Pour Abdelmalek Boudiaf, la distinction privé/public existe malheureusement, ce qui se répercute négativement sur la prie en charge des malades mais ce sont, de manière générale, les dysfonctionnements à l'intérieur même du secteur étatique qui ont motivé la promulgation d'un nouveau projet qui sera soumis à l'approbation des députés. «Nous avons hérité d'un système qui a fait que ni les citoyens ni les praticiens ni les pouvoirs publics ne sont satisfaits», soutient-il en rappelant néanmoins que le système de santé algérien continuera à reposer sur «la gratuité, l'accessibilité et l'universalité des soins».2400 spécialistes sortent des facultés de médecine et sont affectés dans les régions les moins dotées des Hauts-Plateaux et du Sud car, selon lui, aujourd'hui les problèmes de logement, de primes, de salaires et de médicaments ne se posent plus.


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