Le Tunisien Wassim Korbi réalisateur de Flowers Twilite«La vision, aussi bien négative qu'obscure, a gagné le Monde arabe», a expliqué le réalisateur de Flowers Twilite, le Tunisien Wassim Korbi.
Les réalisateurs de la nouvelle génération cinématographique convergent vers un seul point pour défendre leurs réalisations et le droit des populations arabes au bonheur, à une vie paisible, pacifique et sécurisée. Les cinq courts métrages projetés, au premier jour du festival, ont, dans leur totalité, été directement inspirés par l'image et le texte du dogme qui sont devenus un principe, aussi bien incontournable qu'indiscutable dans les esprits de toutes les populations arabes. Dans ces films, une seule conclusion est à retenir, les populations arabes démontrent, à travers les films réalisés à leur honneur, que leurs ambitions et leurs fantasmes n'ont rien à envier à ceux des populations du reste du monde. Le premier court métrage qui a été projeté mardi dans la Cinémathèque d'Oran est intitulé Flowers Tivilte du réalisateur tunisien Wassim Korbi. L'idée de réaliser une telle oeuvre est née et germée lors de l'une des éditions du Festival du film arabe à Oran tandis que son tournage a eu lieu en Mauritanie alors que sa production est assumée par trois pays maghrébins. Son scénario repose sur une histoire d'un homme et sa femme qui vivent en dehors du temps. Ils sont propriétaires d'un carrosse tiré par un baudet. Un jour, ils s'enfuient vers une destination inconnue qui s'est avérée par la suite qu'ils se sont établis en toute quiétude en plein milieu du désert sous une tente toute simple et à partir de laquelle on ne peut voir que le lever et le coucher du soleil. Ils mènent alors leur vie avec le peu de moyens, tous primitifs. Dans leur vie conjugale, l'homme et la femme ont été bénis par la venue au monde de leur fille qui égaie certes leur tente. Mais le père est, dès la naissance de sa fille, obsédé par un certain nombre de questions auxquelles il ne trouve pas de réponses, notamment celles liées à l'avenir de son enfant. L'inquiétude gagne davantage son esprit à tel point qu'il appréhende que sa progéniture vive le même destin qu'il subit. Le film laisse donc le spectateur explorer avant de travestir le contenu de l'oeuvre, le destin du couple et celui du nouveau-né, tout à fait semblable à celui des populations arabes. «La vision négative et obscure a gagné le Monde arabe ces dernières années», a expliqué le réalisateur de Flowers Twilite, le Tunisien Wassim Korbi. Le réalisateur algérien, Akram Zaghba est, dans son film intitulé La Gandoura blanche, allé droit au but pour traiter, tout en le corrigeant, le concept djihadiste. Comme il a lié les événements contenus dans son film avec la situation qui prévaut en Tunisie dans la période qui a suivie la fuite de Zine El Abidine Ben Ali. L'histoire du film repose sur la vie d'un jeune homme qui mène une vie heureuse et paisible au sein de sa famille. Du coup, il commence à adopter des idées paradoxales et destructrices; il devient sujet d'un projet de kamikaze après avoir subi un lavage de cerveau par des idées djihadistes destructives. Là, le réalisateur remet, sans aucun doute, en cause ce qui est faussement baptisé au nom de la fallacieuse appellation du Printemps arabe. Pendant que le candidat suicidaire se met en marche dans son aventure pour exécuter un attentat, il se rétracte après avoir été convaincu par un film sur la révolution algérienne. Là encore, le réalisateur s'est, irréfutablement, ingénié dans sa création en démontrant dans une symbolique que la guerre de Libération algérienne sera, à travers tous les temps, salvatrice, éducatrice et instructive. Aussi, elle sera formatrice de toutes les générations futures quelles que soient leurs obédiences et croyances. Comme elle sera le modèle de référence de toutes les populations. Le jeune, ayant été parasité par des fausses conceptions, meurt en pleine prière pendant qu'il priait Dieu de lui indiquer le bon chemin à mener. Encore une fois, le réalisateur met en exergue l'apport de la religion dans la résipiscence des égarés pour se retrouver dans la bonne voie sans provoquer de mal, ni aux populations ni à la nation. Soukoun du réalisateur Bahreïnien de Amar Khodji, Couleurs du silence de la Marocaine Asmae El Moudir et Joyeux anniversaire de l'Irakien Mouhanad Hayal, sont trois oeuvres qui abordent la question de l'enfance. Couleurs du silence porte le sceau d'une histoire véridique d'une famille pauvre qui se nourrit de la pêche exercée par le père. Ce dernier mourut noyé dans l'océan laissant sa fille sourde se démêler seule et dans des conditions draconiennes pour prendre la relève aux fins de faire vivre sa famille. L'oeuvre est sociale, elle comporte certes des scènes violentes, mais tant d'autres sont émouvantes symbolisées à plus d'un titre. Presque le même destin est subi par l'actrice du court métrage bahreïnien Soukoun. Cette dernière est hantée par les démons. En dépit de sa douleur, elle tente tant bien que mal d'alléger la souffrance qui terrasse son amie, une musicienne, qui a été obligée de se marier malgré elle. Les scènes du film ont été tournées dans un patelin perdu dans le Bahreïn. A plus d'un titre, le réalisateur, qui a été expressif dans son oeuvre, a démontré l'influence et la suprématie masculine sur les femmes dans la société arabe. La femme hantée meurt après d'atroces douleurs provoquées par une grossesse illégitime alors que sa copine continue à affronter un destin inconnu vu l'obstination de son père.
La première journée a été clôturée par la projection du court métrage irakien Joyeux anniversaire de Mouhanad Hayal. Dans cette oeuvre truffée de scènes symbolisant la mélancolie provoquée par les bombardements américains, le réalisateur revient sur les conséquences de la guerre occidentale menée contre l'Irak.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com