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Le Chu sans gaz de ville ORAN



«La coupure est préventive», a-t-on expliqué, ajoutant que «plusieurs fuites ont été découvertes au niveau de plusieurs tronçons du réseau d'alimentation».
Le centre hospitalo-universitaire Mohamed Benzerdjeb d'Oran est, depuis plusieurs jours, privé de gaz de ville. Plusieurs services sont donc pénalisés, et ce, au moment où l'utilisation de ce combustible est plus qu'indispensable. La coupure a été délibérément provoquée par la Sonelgaz, et ce à la demande formulée par les responsables du Chu. La finalité recherchée est de passer au peigne fin l'état des lieux du réseau alimentant le plus grand hôpital de l'ouest du pays ainsi que ses installations intérieures. «La plupart de ces installations sont vétustes», a-t-on expliqué. Cela est survenu alors que la période des grands froids est à quelques encablures. «La coupure opérée est préventive tandis que la mesure entérinée est mise en oeuvre aux fins d'éviter toute catastrophe pouvant survenir des suites de l'utilisation excessive de gaz de ville», a-t-on ajouté, expliquant que «la restauration de toutes les installations de l'hôpital aura lieu avant l'arrivée de l'hiver». En effet, les agents de l'entreprise en charge du chantier sont, à plusieurs reprises, tombés nez à nez avec des fuites, insuffisances et autres défaillances de différentes gravités. «Ces défauts découverts peuvent constituer des risques avec des conséquences graves», a-t-on affirmé. Les défections ont été découvertes notamment au niveau des installations se trouvant dans l'enceinte de l'hôpital, ce qui peut provoquer des catastrophes à la moindre étincelle ou encore à la faveur d'une petite négligence. Le ton est mis dans la célérité des réfections. Tout compte fait, puisque plusieurs tronçons défectueux ont été, sur le champ, renouvelés, pendant que d' autres défections mineures ont été colmatées. Jusqu'à jeudi, les services en charge du chantier ont restauré, le réseau extérieur alimentant directement la chaufferie centrale et la grande cuisine de l'hôpital. Ce qui semble avoir motivé les responsables du Chu d'Oran à passer à de tels chantiers serait fort probablement l'explosion de gaz survenue, le mois de mai passé, au niveau de la cité universitaire de Tlemcen, provoquant plusieurs décès et, blessés. Il est utile de rappeler que l'hôpital d'Oran, qui est d'envergure régionale, abrite des centaines de malades alors que ses services sont guidés par plusieurs milliers de praticiens, paramédicaux et autres auxiliaires, comme les ambulanciers, chauffeurs agents d'administration et d'entretien. Ainsi, donc, la moindre négligence peut s'avérer fatale. A la faveur de plusieurs chantiers lancés ces derniers jours, l'actuelle équipe directrice tente, tant bien que mal, de démysthifier l'hôpital en lui donnant une nouvelle image après qu'il eut constitué, pendant de longues années, un sujet dominant des débats et des critiques émanant, aussi bien des citoyens que des praticiens des autres régions. Plusieurs événements douloureux, qui ont eu lieu par le passé, ont noirci l'image du Chu d'Oran. Dans un passé récent, une petite coupure d'électricité a coûté la vie à quatre patients se trouvant dans le service de réanimation. Lors de cette catastrophe subite, plusieurs vies humaines ont été sauvées lorsque les médecins de garde se sont mobilisés pour procéder à des réanimations manuelles sur des patients comateux. Quelques mois après, le service de la conservation des cadavres a été ébranlé par un scandale inédit, tous les tiroirs frigorifiques étaient en panne et leur réfection n'a eu lieu qu'après des écrits véhéments de la part des médias.
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