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Le CHU d'Oran se transforme en dépotoir



Le CHU d'Oran se transforme en dépotoir
Comment est-ce possible que la métropole dotée de deux grandes structures hospitalo-universitaires, n'arrive pas à répondre convenablement aux exigences de sa population'Une véritable catastrophe guette le plus ancien hôpital de toute l'Oranie et ses environs immédiats dans l'éventuel cas où des mesures urgentes tardent à être prises.Une semaine après la défection de l'incinérateur des déchets hospitaliers, le CHU Benzerdjeb est devenu un grand dépotoir à ciel ouvert. La situation devient de plus en plus grave étant donné que tous les rejets sont amassés, pêle-mêle, dans le grand entrepôt mitoyen du CHU dégageant des odeurs allant jusqu'à couper la respiration tellement elles sont pestilentielles et putrides.Des compresses et pansements, des seringues, sachets de sang usagés et autres objets sont jetés anarchiquement par tous les services du CHU Benzerdjeb, sans prendre en compte la nécessité de veiller au respect du cadre environnemental de l'hôpital ainsi qu'à la santé des occupants de circonstance (les malades) de l'établissement. Le décor est hideux donnant une image d'un hôpital en pleine putréfaction. La santé publique est menacée tant est qu'une véritable catastrophe guette le plus ancien hôpital de toute la région de l'Oranie et ses alentours immédiats dans l'éventuel cas où des mesures urgentes tardent à être prises.Les premiers à subir les affres de cette attaque en sont inéluctablement les malades hospitalisés et les employés du CHU. Idem pour les habitants du quartier de Adda-Benaouda (ex-Plateau Michel) qui lancent un appel pour la prise en charge de la problématique qui est restée posée et sans suite, depuis une semaine suite à la défection de l'incinérateur.Ainsi, les malades, les employés et les riverains de l'hôpital sont menacés par une épidémie à la fois toute proche et ambiante étant donné que les déchets médicaux sont toujours en attente d'être incinérés. Ils peuvent constituer des vecteurs de tous les germes qui peuvent facilement se propager dans la nature. Une bombe à retardement est subséquemment à désamorcer le plus tôt possible, d'autant que les déchets médicaux entassés, facilement décomposables, commencent à connaître les premiers signes de décrépitude et que la saison des grandes chaleurs n'est qu'à quelques encablures.A-t-on pensé à faire appel aux services après-vente de l'équipementier et fournisseur de l'hôpital' Comment est-ce possible qu'une telle situation perdure depuis une semaine sans qu'aucune mesure ne soit prise' Ces questions ne trouvent pas de réponse tant que les responsables devant tirer cette affaire au clair demeurent, comme à chaque événement malencontreux, toujours injoignables. Il semblerait que le laisser-aller s'est à la fois enraciné et métastasé dans ledit hôpital à telle enseigne que son éradication constitue une mission lourde à accomplir. Dans d'autres cieux, ces problèmes techniques ne constituent aucune problématique. Dans le passé, une autre situation presque similaire à celle des déchets a failli s'inscrire dans le temps, n'était l'alerte donnée par les médias lorsque les tiroirs frigorifiques du service de la conservation des dépouilles sont tombés en panne. Leur réparation a été renvoyée aux calendes grecques au point où des odeurs ont commencé à se dégager alertant les passants. Idem pour le service de réanimation qui a connu, dans le temps, la mort de quatre malades plongés dans le coma profond suite à la coupure d'électricité.Dans cette affaire, qui a coûté le poste du directeur de nuit et celui d'un technicien, le groupe électrogène, qui devait être mis en marche aussitôt la coupure d'électricité, était défectueux. Ce n'est pas tout. A Oran, les désagréments des malades sont incommensurables. Ils n'en finissent pas, lorsqu'ils ont affaire aux structures de santé du secteur public.Dans le CHU d'Oran, ou encore dans les structures de proximité, la disette est pointue en matière d'équipements spécifiques tels ceux de radiologie (scanner-IRM), d'analyses diverses et les médicaments. Les patients se retrouvent contraints de subir des effets pervers du métier noble en étant réorientés vers le secteur privé aux prix dépassant les seuils de l'entendement.Comment est-ce possible que la métropole, qu'on vante sournoisement, dotée de deux grandes structures hospitalo-universitaires, n'arrive pas à répondre convenablement aux exigences de sa population' Pourquoi les scanners tombent souvent en panne' S'agit-il d'un problème de compétence, ou encore ces appareils tombent en panne délibérément' Les Oranais invoquent le jeu malsain auquel se livrent des fonctionnaires malhonnêtes en connivence avec des cliniques privées.Dans ces cliniques, la facture est à régler rubis sur l'ongle après avoir été orienté par l'employé du «sbitar».


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