
Parlez-nous de la participation étrangère au Fofa 'La participation étrangère et nationale s'est élargie par rapport aux précédentes éditions du Festival du film arabe d'Oran. C'est que la notoriété de ce grand rendez-vous du 7e Art s'est déjà imposée hors de nos frontières. Les participants aux anciennes éditions ont tous voulu être invités cette année. C'est ainsi que plusieurs pays reviennent seulement avec de nouvelles 'uvres. La sixième édition a été un succès. Les salles de cinéma oranaises avec leurs vastes scènes et leur style architectural classique sont un espace idéal, aussi bien sur le plan de l'acoustique que celui du confort. Cette septième édition se renouvelle dans ces espaces pour le grand plaisir des cinéphiles et du public. Ces derniers ont suivi tout le programme du précédent festival. Ils seront encore plus nombreux lors de cette deuxième édition, maintenant que le goût et la culture du cinéma commencent petit à petit à faire partie des de l'esprit de la société algérienne. Les hommes de cinéma se préparent bien sûr à cette rencontre. C'est l'occasion de se mesurer à leurs homologues étrangers et de rivaliser avec ardeur et talent. Ils veulent démontrer la valeur de leurs capacités artistiques. Ils manifestent aussi l'ambition de mettre en lumière leur génie créatif dans le jeu cinématographique. Les sources d'inspiration puisées dans notre patrimoine filmique sont intarissables. Leur préoccupation consiste non seulement à créer des 'uvres originales inspirées de ce patrimoine mais, aussi, préserver jalousement ce legs pour faire profiter les futures générations. Ce patrimoine universalisé entre bien dans l'esprit de ce festival. Il se retrouve à côté de deux autres concepts, universalisme et harmonie. Ce patrimoine s'ouvre ainsi au monde, s'affirmant et contribuant à apporter ses richesses et ses valeurs à d'autres cultures. Ce festival est aussi une opportunité d'approfondir les connaissances théoriques dans le cinéma. Un programme riche et varié fait de projections, ateliers, série d'hommages, conférences et débats, est déjà établi. Il est animé par des experts dans différents domaines de l'art du cinéma. Les cinéphiles approfondiront leur maîtrise de cet art dans l'organisation d'ateliers ; et même le jeune public. Ce festival est également l'occasion de rendre hommage à des personnalités algériennes qui ont 'uvré à la promotion du cinéma. Je pense particulièrement au regretté cinéaste Abderrahmane Bouguermouh. Le pays n'oublie pas ceux qui contribuent par leur génie et leurs recherches à illuminer notre art cinématographique. Du nouveau pour cette édition '
On a créé un village artistique au centre des conventions « Le Méridien ». Il a pour nom « Diwane Bouguermouh ». On voulait, à travers cette dénomination, rendre un hommage posthume à Abderrahmane Bouguermouh. Celui-là même qui a su, à travers ses merveilleuses réalisations cinématographiques, transmettre aux jeunes générations des pans entiers de notre histoire. La finesse et la pertinence de son détail sont inégalables. Il fut un exemple de probité et de clairvoyance dans la conduite des activités du Théâtre régional de Bejaia. Autre nouveauté, on a intégré un nouveau jury composé de 5 journalistes dont la mission est de sélectionner le meilleur film au 7e Fofa.
Pourquoi le festival se tient-il en septembre alors qu'habituellement il a lieu en décembre '
Je dois admettre que c'est une question pertinente. On a préféré organiser ce festival au mois de septembre afin d'éviter le chevauchement avec les autres festivals comme ceux de Dubaï ou encore du Caire. C'est aussi pour permettre à beaucoup artistes de prendre part à notre rendez-vous.
On dit que vous n'allez pas diriger une autre édition, qu'en est-il '
Je fais ce que je sais faire de mieux, c'est-à-dire travailler et surtout accomplir la tâche qui m'a été assignée. Sans exagération aucune, je suis consciencieuse, j'aime ce que fais. Autrement dit, j'aime servir mon pays. Concernant ce qu'on dit à propos de ma position au festival, je peux dire que je ne prédis pas l'avenir.
Parmi les acteurs étrangers, avez-vous pensé à amener cette année des stars du film arabe '
Bien évidemment. Nous avons pensé à faire participer un maximum de stars notamment ceux de Syrie, de Tunisie, d'Egypte. On a voulu à travers cette démarche inviter des pays frères en difficulté. A cette occasion, je formule des prières pour que la paix s'établisse dans ces contrées et ailleurs.
Les infrastructures du festival de l'année dernière ne sont pas trop performantes. Pensez-vous qu'elles ont été améliorées '
A vrai dire, il y a un léger mieux. Je ne le dirais pas assez, je remercie le soutien et l'apport incommensurable de la ministre de la Culture Mme Khalida Toumi, notamment pour la dotation d'un appareillage performant importé de France, installé dernièrement à la salle de cinéma « Le Maghreb » et la Cinémathèque.
On dit que le Fofa est unique en son genre. Comment le présentez-vous en votre qualité de commissaire '
Je le présente comme étant un grand festival du monde arabe. Le Fofa a un bel avenir compte tenu des gens qui le fréquentent, et sans omettre le nombre important d'acteurs qui nous sollicitent chaque année. C'est un festival qui est placé sous le patronage de son Excellence le président de la République Abdelaziz Bouteflika et sous l'égide de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, et du wali d'Oran. Quel a été le programme de communication que vous avez recommandé à vos équipes afin de remplir les salles de cinéma '
J'estime que le Fofa est un rendez-vous très attendu par tous. On a déployé de grands moyens pour le bon déroulement de cette manifestation, comme par exemple le volet communication (affichage dans les bus, banderoles, émission des flyers, réalisation de spots publicitaires à la Télévision et à la Radio algériennes...).
Le festival acquiert plus d'importance d'année en année. Il est devenu incontournable dans la ville d'Oran. Comment le situez-vous dans l'activité culturelle de la capitale de l'Ouest '
C'est un patrimoine à sauvegarder précieusement. Je souhaite que la ville d'Oran soit un carrefour d'échanges culturels qui réunit tous les pays arabes frères, dans un esprit de fraternité, de solidarité et d'amitié.
Un mot pour la fin '
Je remercie tous ceux qui ont cru en nous, et qui ont placé leur confiance en nous. Je pense au soutien omniprésent et aux encouragements de la ministre de la culture, aux différents sponsors tels l'AARC, l'Onda, Nedjma, la Télévision et la Radio algérienne et les différents medias.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com